CETATEXT000026086254 J0_L_2012_06_000001003603 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/26/08/62/CETATEXT000026086254.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Versailles, 1ère Chambre, 19/06/2012, 10VE03603, Inédit au recueil Lebon 2012-06-19 Cour Administrative d'Appel de Versailles 10VE03603 1ère Chambre plein contentieux C M. SOUMET BLANC Mme Laurence BELLE VANDERCRUYSSEN Mme DIOUX-MOEBS Vu la requête, enregistrée le 19 novembre 2010 au greffe de la Cour administrative d'appel de Versailles, présentée pour M. Goldy A, demeurant ..., par Me Blanc, avocat à la Cour ; M. A demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0705236-0807347-0800374 du 28 septembre 2010 en tant que par ce jugement, le Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande en décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu des années 2002 à 2006, ainsi que des pénalités et intérêts de retard y afférents auxquels il a été assujetti au titre de ces années ; 2°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu des années 2002 à 2006, ainsi que des pénalités et intérêts de retard y afférents ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 15 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais engagés tant en première instance qu'en appel ; M. A soutient que le tribunal a dénaturé le jugement du Tribunal de commerce du 19 août 2003 qui a arrêté le plan de redressement de sa pharmacie après l'intervention du jugement du 2 mai 2002 ouvrant la procédure de redressement judiciaire ; que le jugement du 19 août 2003 a jugé que le fonds de commerce inscrit à l'actif pour une valeur de 1 790 000 euros n'avait plus qu'une valeur de 1 450 000 euros ; qu'il s'agit de la valeur réelle du fonds au jour du plan de continuation et que ce jugement est opposable aux créanciers ; que le Tribunal administratif considère, à tort, que le Tribunal de commerce n'a pas pris position sur ce point ; que si l'administration fiscale décide que la valeur vénale de la pharmacie est supérieure à la valeur déclarée par le Tribunal de commerce, elle supporte la charge de la preuve et il doit être tenu compte de la procédure collective appliquée à l'appelant ; que le pharmacien a connu des difficultés qui l'ont contraint à renégocier son prêt avec la BNP ; que la réglementation a eu pour effet de réduire le taux de marge ; que les pharmacies sont moins rentables par l'effet du processus du tiers payant ; que la pharmacie a été confrontée à deux phénomènes soit un transfert d'officine en 1994 à côté de la sienne et la création d'une autre pharmacie dans le quartier ; qu'à la fois les dispositions du code général des impôts et celles du code de commerce et l'article 322-5 du plan comptable rendent possibles la constitution d'une provision ; qu'en application de l'instruction administrative 4 A -13-05 n°145, une telle déduction devrait être admise lorsqu'elle est fondée sur l'abaissement de la valeur vénale d'un bien ; qu'il peut y avoir, comme en l'espèce, des indices externes de perte de valeur ; qu'il convient de tenir compte non pas du chiffre d'affaires mais du seuil de rentabilité ; que le recul de l'excédent brut d'exploitation a conduit, depuis 2001, à une baisse du revenu brut des pharmaciens ; que le jugement du Tribunal de commerce a bien constaté cette dépréciation de son fonds de commerce ; ........................................................................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de commerce ; Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 5 juin 2012 : - le rapport de Mme Belle, premier conseiller, - les conclusions de Mme Dioux-Moebs, rapporteur public, - et les observations de Me Blanc, pour M. A ; Considérant que M. A exploite une officine de pharmacie sise à Andrésy qui a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos les 31 mars 2001, 30 avril 2002 et 31 mars 2003 ; qu'il relève appel du jugement par lequel le Tribunal administratif de Versailles a rejeté ses demandes et conteste en appel uniquement le rejet de la provision qu'il a constituée sur l'exercice 2002 ; Sur la substitution de base légale alléguée ; Considérant qu'en formulant un nouvel argument voire un nouveau moyen d'appel, comme les y autorisent les dispositions de l'article L. 199 C du livre des procédures fiscales, les services fiscaux n'ont pas demandé à la Cour d'opérer une substitution de base légale pour justifier les redressements fondés sur l'illégalité de la provision pour dépréciation du fonds de commerce au regard des dispositions applicables des articles 38 et 39 du code général des impôts ; que, par suite, le moyen tiré de ce que cette prétendue substitution de base légale ne préserverait les garanties de procédure dont doit bénéficier un contribuable que si la commission départementale des impôts directs et du chiffre d'affaires était consultée ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté ; Sur le bénéfice de la loi fiscale : Considérant qu'aux termes de l'article 38 du code général des impôts : "
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.