CETATEXT000027535097 J5_L_2013_06_000001200201 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/27/53/50/CETATEXT000027535097.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Nancy, 1ère chambre - formation à 3, 10/06/2013, 12NC00201, Inédit au recueil Lebon 2013-06-10 Cour Administrative d'Appel de Nancy 12NC00201 1ère chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. VINCENT SCP GOTTLICH-LAFFON M. Michel RICHARD Mme GHISU-DEPARIS Vu la requête, enregistrée le 3 février 2012 et complétée par des mémoires enregistrés les 21 mars 2012 et 9 novembre 2012, présentée pour Mme A...D..., demeurant..., et Mme B...C..., demeurant..., par la SCP Gottlich-Laffon, avocats ; Mme D...et Mme C...demandent à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1001495 en date du 6 décembre 2011 par lequel le Tribunal administratif de Nancy a rejeté leur demande tendant à l'annulation de l'arrêté du maire de Beurey-sur-Saulx en date du 7 juillet 2010 portant autorisation de défruiter la forêt dite de Renesson par le chemin dit des Trois Fontaines ; 2°) de faire droit à leur demande de première instance et d'annuler l'arrêté susmentionné du maire de Beurey-sur-Saulx en date du 7 juillet 2010 ; 3°) subsidiairement, de surseoir à statuer jusqu'à ce que l'autorité judiciaire se soit prononcée sur la question préjudicielle de la propriété du chemin des Trois Fontaines ; 4) de mettre à la charge de la commune de Beurey-sur-Saulx le paiement d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; Mme D...et Mme C...soutiennent que : - l'arrêté en date du 7 juillet 2010 méconnaît leur droit de propriété ; la présomption de ce que le chemin litigieux est un chemin rural a été contestée, le chemin étant interrompu à deux reprises et ne permettant aucune communication dès lors qu'il se termine en cul de sac ; il ne constitue pas une voie de passage au sens de l'article L. 161-2 du code rural ; le conseil municipal a reconnu que " le chemin situé sur leur propriété " n'est pas la propriété de la commune ; leur titre de propriété de 1947 évoque une parcelle d'un seul tenant ; la commune ne produit aucun titre de propriété et a reconnu par une délibération du 27 octobre 2000 la propriété de Mme D...et Mme C...sur ce chemin ; la question relève du Tribunal de grande instance aux termes même de l'article L. 161-4 du code rural ; - le maire a commis une illégalité en autorisant la circulation sur ce chemin y compris pour sa partie appartenant à la commune dès lors qu'il est ouvert à la circulation publique et qu'il n'est pas établi qu'il ait fait l'objet d'une réglementation quelconque et d'une interdiction de circulation ; le maire ne pouvait donc exiger une autorisation préalable à son utilisation ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2012 et complété par des mémoires enregistrés les 24 décembre 2012 et 6 mai 2013 présentés pour la commune de Beurey-sur-Saulx par la SCPYves-Pierre et Maxime Joffroy, avocats, qui conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme D...et Mme C...une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; La commune soutient que Mme D...et Mme C...ne remettent pas en cause la présomption de propriété ; qu'elles ont elles-mêmes empêché le public de circuler sur ledit chemin, après avoir longtemps qualifié ledit chemin de chemin rural ; qu'il n'y a pas lieu de surseoir à statuer ; Vu le jugement et l'arrêté attaqués ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des collectivités territoriales ; Vu le code rural et de la pêche maritime ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 mai 2013 : - le rapport de M. Richard, premier conseiller, - les conclusions de Mme Ghisu-Deparis, rapporteur public, - et les observations de Me Laffon, avocat de Mme D...et Mme C...; Sur la légalité de l'arrêté en date du 7 juillet 2010 :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.