CETATEXT000027588352 J0_L_2013_06_000001201263 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/27/58/83/CETATEXT000027588352.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Versailles, 5ème chambre, 13/06/2013, 12VE01263, Inédit au recueil Lebon 2013-06-13 Cour Administrative d'Appel de Versailles 12VE01263 5ème chambre excès de pouvoir C Mme COËNT-BOCHARD NAVARRO M. Stéphane DIÉMERT Mme COURAULT Vu la requête sommaire, enregistrée le 6 avril 2012, et le mémoire ampliatif, enregistré le 25 septembre 2012, présentés pour M. B...C..., demeurant..., par Me Navarro, avocat ; M. C...demande à la Cour : 1° d'annuler le jugement n° 1110051 du 5 mars 2012 par lequel le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 17 novembre 2011 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé l'Egypte comme pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un délai d'un an ; 2° d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente d'un réexamen de sa situation, auquel il devra être procédé dans le délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ; 3° de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761 1 du code de justice administrative ; Il soutient que : - l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de forme, faute d'apposition de la signature manuscrite de son auteur ; - en tant qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français, l'arrêté litigieux est en outre entaché d'erreur de droit, puisqu'il méconnaît l'article L. 313-11 (7°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il est également entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ; - en tant qu'il refuse de lui octroyer un délai de départ volontaire, l'arrêté attaqué a été pris sans examen particulier de sa situation personnelle, comme le démontre sa motivation stéréotypée ; - en tant qu'il fixe l'Egypte comme pays de destination de la mesure d'éloignement, l'arrêté litigieux méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - en tant qu'il lui fait interdiction de revenir en France pendant une période d'une année, l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé et entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ; ...................................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde et des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ; Vu la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ; Vu le code de justice administrative ; Vu la décision du président de la formation de jugement dispensant le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience dans la présente instance ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 4 avril 2013 le rapport de M. Diémert, président assesseur ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.