CETATEXT000027770979 J0_L_2013_05_000001200943 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/27/77/09/CETATEXT000027770979.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Versailles, 4ème Chambre, 14/05/2013, 12VE00943, Inédit au recueil Lebon 2013-05-14 Cour Administrative d'Appel de Versailles 12VE00943 4ème Chambre plein contentieux C M. BROTONS CABINET MOR Mme Sophie COLRAT Mme ROLLET-PERRAUD Vu la requête, enregistrée le 9 mars 2012, pour Mme A...C..., demeurant au..., par Maître Mor, avocat ; Mme C...demande à la Cour : 1° d'annuler le jugement n° 0801368 en date du 30 décembre 2011 par lequel le Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 12 décembre 2008 par laquelle le directeur général de la santé a rejeté sa demande indemnitaire et à la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 888 432,31 euros en réparation des préjudices subis à raison de la maladie dont elle s'est trouvée atteinte à la suite des vaccinations obligatoires qu'elle a subies ; 2° d'annuler ladite décision et de reconnaître la responsabilité de l'Etat dans la survenue des préjudices dont elle est atteinte, d'ordonner une expertise et de mettre à la charge de l'Etat une indemnité provisionnelle de 200 000 euros ou, à défaut de condamner l'Etat à lui verser la somme de 989 747,67 euros au titre des préjudices subis ; 3° de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; Elle soutient que l'Etat est responsable des conséquences des vaccinations obligatoires ; que le Conseil d'Etat a jugé que l'incertitude scientifique ne fait pas obstacle à ce qu'une relation causale entre la vaccination contre l'hépatite B et la survenue d'une pathologie soit retenue ; que les critères définis par la jurisprudence sont remplis, à savoir : le rapport d'expertise ne doit pas avoir éliminé la relation causale, l'existence d'une proximité chronologique entre la vaccination et la survenue des symptômes et l'absence d'état antérieur en rapport avec la pathologie ; que la vaccination est susceptible d'induire des maladies auto-immunes telles que celle dont elle souffre ; que l'ensemble des symptômes est constaté de façon objective ; que l'avancée des travaux scientifiques et les constatations des Docteurs Athiers et Gherardi vont en faveur d'une réaction dysimmunitaire favorisée par l'adjuvent aluminique ; que les premières manifestations des symptômes présentés sont survenues postérieurement et peu de temps après les injections de vaccin contre l'hépatite B ; qu'elle ne présentait aucun signe en relation avec la pathologie en cause préalablement aux vaccinations litigieuses ; qu'une expertise est nécessaire pour évaluer l'ensemble des préjudices subis ; que des dépenses de santé sont demeurées à sa charge ; que ses frais d'adaptation de son véhicule sont de 22 762,11 euros ; que les frais d'assistance par une tierce personne passés et à venir sont de 288 016,56 euros ; que sa perte de revenus peut être évaluée à 267 203 euros ; que l'incidence professionnelle de sa maladie représente une somme de 80 000 euros ; que la perte de son logement de fonction représente un préjudice de 41 966 euros ; que les troubles dans ses conditions d'existence représentent un préjudice de 94 800 euros ; que le pretium doloris peut être évalué à 20 000 euros, le préjudice esthétique à 10 000 euros, le préjudice lié au déficit fonctionnel permanent à 80 000 euros, le préjudice d'agrément à 45 000 euros, le préjudice sexuel à 20 000 euros, le préjudice d'établissement à 20 000 euros ; ................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de la santé publique ; Vu le code de la sécurité sociale ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 avril 2013 : - le rapport de Mme Colrat, premier conseiller, - les conclusions de Mme Rollet-Perraud, rapporteur public, - et les observations de Me Mor, pour MmeC... ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.