CETATEXT000027812507 J5_L_2013_08_000001201872 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/27/81/25/CETATEXT000027812507.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Nancy, 2ème chambre - formation à 3, 01/08/2013, 12NC01872, Inédit au recueil Lebon 2013-08-01 Cour Administrative d'Appel de Nancy 12NC01872 2ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. COMMENVILLE ROUSSEL Mme Colette STEFANSKI M. FERAL Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 17 novembre 2012, présentée pour M. A... B..., demeurant..., par Me Roussel, avocat au barreau de Colmar ; M. B...demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1203344 en date du 16 octobre 2012 par lequel le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 20 juillet 2012 par lequel le préfet du Haut-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a prononcé une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi ; 2°) d'annuler cet arrêté ; 3°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer une carte de séjour temporaire, à défaut de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer, durant cet examen, une autorisation provisoire de séjour ; Il soutient : En ce qui concerne le refus de titre de séjour : - que l'acte pourrait être annulé pour incompétence, hors production d'une délégation de signature antérieure et régulièrement publiée et que, le cas échéant, le jugement sera infirmé ; - qu'il appartient à l'administration de produire l'avis du médecin de l'agence régionale de santé ; - que le tribunal administratif ne pouvait correctement appréhender sa situation en l'absence de production d'éléments relatifs aux possibilités de traitement dans son pays d'origine alors que l'avis du médecin de l'agence régionale de santé paraît en contradiction avec les éléments apportés par le requérant ; que le refus de titre de séjour a donc été pris en violation de l'article L. 313-1 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - que le refus de titre de séjour est entaché d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il comporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle en cas de retour en Arménie ; En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français : - que l'acte pourrait être annulé pour incompétence, hors la production d'une délégation de signature antérieure et régulièrement publiée et que, le cas échéant, le jugement sera infirmé ; - que l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle comporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation ; En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi : - qu'elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu des pressions et violences qu'il a subies et du fait des dangers qu'il court en cas de retour dans son pays d'origine ; - qu'elle méconnaît l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne peut être éloigné vers son pays d'origine compte tenu des risques qu'il court et alors que le préfet n'est pas tenu par les appréciations de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile ; Vu le jugement attaqué ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2013, présenté par le préfet du Haut-Rhin ; Le préfet conclut au rejet de la requête ; Il soutient : - qu'il a produit la délégation de signature régulièrement publiée qui justifie la compétence de l'auteur de la décision contestée ; - que le médecin de l'agence régionale de santé s'est prononcé au vu du dossier médical transmis par M. B...sous pli confidentiel dont le préfet n'a pas eu connaissance et que le requérant n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations ; - que M. B...n'a apporté aucun élément de nature à démontrer qu'il subirait des conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de retour dans son pays d'origine ; que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation en peut qu'être rejeté ; - que le requérant n'apporte aucun élément de nature à démontrer le bien-fondé des craintes alléguées en cas de retour dans son pays d'origine ; que contrairement à ce qu'il soutient, les autorités arméniennes consentent à sa réadmission ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer les conclusions à l'audience ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 20 juin 2013 : - le rapport de Mme Stefanski, président,
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.