CETATEXT000027862672 J4_L_2013_07_000001201885 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/27/86/26/CETATEXT000027862672.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Nantes, 4ème chambre, 19/07/2013, 12NT01885, Inédit au recueil Lebon 2013-07-19 Cour Administrative d'Appel de Nantes 12NT01885 4ème chambre excès de pouvoir C M. LAINE SOUSTIEL M. Laurent LAINE M. MARTIN Vu la requête, enregistrée le 11 juillet 2012, présentée pour M. A... C..., demeurant au..., par Me Arnaud Soustiel, avocat ; M. C... demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1200782 du 14 juin 2012 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 31 janvier 2012 par lequel le préfet du Loiret a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir ledit arrêté préfectoral ; Il soutient que : - la décision du préfet du Loiret a violé le principe du contradictoire en méconnaissance des dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 relative au droit des citoyens dans leurs relations avec l'administration ; - la décision portant obligation de quitter le territoire français et fixant la Russie comme pays de destination à l'expiration du délai de 30 jours méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car il risque, ainsi que sa famille, d'être persécuté et de subir des traitements inhumains et dégradants, en raison de ses origines géorgienne et yézide ; Vu le jugement attaqué ; Vu la décision du 19 novembre 2012 du président de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Nantes accordant à M. C... le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2012, présenté pour le préfet du Loiret, par Me Paul Denizot, avocat ; le préfet du Loiret conclut au rejet de la requête de M. C... et à la condamnation de ce dernier à verser à l'Etat la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; Il soutient que : - le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 précitée doit être écarté ; le requérant a bénéficié des dispositions du premier paragraphe de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, organisant une procédure particulière de contestation de la légalité d'une décision portant obligation de quitter le territoire français et assortie de toutes les garanties nécessaires aux droits de l'étranger ; - il n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en fixant la Russie comme pays de destination ; les pièces produites par le requérant pour en attester ne présentent pas de caractère suffisamment probant ; l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile ont successivement rejeté sa demande d'asile ; l'entrée en France de M. C... en septembre 2009 présente un caractère récent ; il n'est pas dans l'impossibilité de reconstituer sa cellule familiale en Russie, où il a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans, et dont est originaire son épouse en situation irrégulière et faisant elle aussi l'objet d'une mesure d'éloignement ; le requérant ne fait valoir aucune considération humanitaire ou circonstance particulière de nature à lui permettre de bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour en France ; il ne démontre pas que son fils, faisant l'objet d'un suivi pédopsychiatrique, ne peut bénéficier d'un traitement équivalent en Russie ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, modifiée, relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec l'administration ; Vu la loi n°91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 juin 2013 : - le rapport de M. Lainé, président-rapporteur ; - et les conclusions de M. Martin, rapporteur public ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.