CETATEXT000028057151 J5_L_2013_10_000001300175 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/28/05/71/CETATEXT000028057151.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Nancy, 1ère chambre - formation à 3, 10/10/2013, 13NC00175, Inédit au recueil Lebon 2013-10-10 Cour Administrative d'Appel de Nancy 13NC00175 1ère chambre - formation à 3 excès de pouvoir C Mme PELLISSIER SCP CHOFFRUT-BRENER Mme Marie-Pierre STEINMETZ-SCHIES M. FAVRET Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 29 janvier 2013, complétée par un mémoire en date du 24 juin 2013 et une pièce complémentaire en date du 12 juillet 2013, présentée pour la commune de Courtisols, représentée par son maire en exercice, à ce dûment habilité, élisant domicile..., par Me B... ; La commune de Courtisols demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n°1100998 en date du 27 décembre 2012 par lequel le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a, à la demande de M. et MmeC..., annulé l'arrêté en date du 26 mars 2011 par lequel le maire de la commune leur a refusé un permis de construire pour la transformation d'un hangar en habitation ; 2°) de rejeter la demande de M. et MmeC... ; 3) de mettre à la charge de M. et Mme C...une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; Elle soutient que : - c'est à tort que les premiers juges ont considéré que le maire de la commune ne pouvait faire application de l'article UD 6 du plan local d'urbanisme ; - ils ont commis une erreur d'interprétation de cet article dont l'objet est de limiter les constructions à deux rangées quelle que soit la configuration des lieux, à savoir parallèlement ou perpendiculairement à la voie ; - ils ont commis une erreur de fait sur la configuration des lieux, dès lors que l'autorisation de la construction litigieuse aurait constitué la construction d'une troisième rangée de construction par rapport à la rue principale, la rue du Gué ; le chemin rural de l'Hyverland n'est pas une voie d'accès, et la parcelle 301 ne constitue pas une voie d'accès ; Vu le jugement et la décision attaqués ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2013, présenté pour M. et Mme C..., demeurant..., par Me Jacquin, avocat ; Ils concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la commune de Courtisols la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; Ils soutiennent que : - les premiers juges ont fait une appréciation exacte de l'article UD6 du plan local d'urbanisme de la commune ; ils disposent d'une voie d'accès pour accéder à leur propriété, et il n'existe aucune autre habitation perpendiculaire à cette parcelle ; la commune ne peut considérer que la parcelle n°338 constitue un bien privé et non une voie d'accès dès lors qu'elle est un chemin et permet l'accès aux autres parcelles ; - la commune opère une lecture erronée des plans ; - l'arrêté litigieux n'est pas suffisamment motivé, en méconnaissance des articles L. 424-3 alinéa 1 et A.424-4 du code de l'urbanisme, dès lors que l'article UD6 du plan local d'urbanisme comporte deux régimes juridiques différents ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de l'urbanisme ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 septembre 2013 : - le rapport de Mme Steinmetz-Schies, premier conseiller, - les conclusions de M. Favret, rapporteur public, - et les observations de Me Jacquin, avocat de M. et MmeC... ; Sur la légalité de l'arrêté du 26 mars 2011 :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.