CETATEXT000028215005 J3_L_2013_11_000001301240 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/28/21/50/CETATEXT000028215005.xml Texte Cour administrative d'appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 12/11/2013, 13BX01240, Inédit au recueil Lebon 2013-11-12 Cour administrative d'appel de Bordeaux 13BX01240 6ème chambre (formation à 3) excès de pouvoir C M. CHEMIN SELARL BORGIA &CO M. Jean-Louis JOECKLÉ M. BENTOLILA Vu la requête enregistrée par télécopie le 3 mai 2013, et régularisée par courrier le 6 mai suivant, présentée pour M. B...A..., demeurant..., par la Selarl Borgia et Co, avocats ; M. A...demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1301487 du 29 avril 2013 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 avril 2013 décidant son placement en rétention administrative ; 2°) d'annuler cet arrêté ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761 1 du code de justice administrative ; --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 octobre 2013 : - le rapport de M. Joecklé, président-assesseur ; - les conclusions de M. Bentolila, rapporteur public ; 1. Considérant que M.A..., ressortissant de nationalité algérienne, né le 9 mai 1971, est entré en France irrégulièrement, selon ses déclarations, en 2004 ; que le préfet de la Gironde a pris à son encontre, le 14 août 2012, un arrêté portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi ; que par un jugement du 26 décembre 2012 devenu définitif, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. A...tendant à l'annulation de cet arrêté ; que par un arrêté du 24 avril 2013, le préfet de la Gironde a ordonné le placement de M. A...en rétention administrative ; que l'intéressé fait appel du jugement du 29 avril 2013 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Bordeaux, statuant en application des dispositions du III de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 24 avril 2013 ; Sur les conclusions à fin d'annulation : 2. Considérant qu'aux termes de l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable : " A moins qu'il ne soit assigné à résidence en application de l'article L. 561-2, l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français peut être placé en rétention par l'autorité administrative dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, pour une durée de cinq jours, lorsque cet étranger : (...) 6° Fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins d'un an auparavant et pour laquelle le délai pour quitter le territoire est expiré ou n'a pas été accordé ; (...) " que l'article L. 551-2 du même code dispose : " La décision de placement est prise par l'autorité administrative, après l'interpellation de l'étranger ou, le cas échéant, lors de sa retenue aux fins de vérification de son droit de circulation ou de séjour, à l'expiration de sa garde à vue, ou à l'issue de sa période d'incarcération en cas de détention. Elle est écrite et motivée. Elle prend effet à compter de sa notification à l'intéressé (...) " ; qu'aux termes de l'article L. 561-2 de ce même code : " Dans les cas prévus à l'article L. 551-1, l'autorité administrative peut prendre une décision d'assignation à résidence à l'égard de l'étranger pour lequel l'exécution de l'obligation de quitter le territoire demeure une perspective raisonnable et qui présente des garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque, mentionné au II de l'article L. 511-1, qu'il se soustraie à cette obligation. (...) " ; qu'enfin, aux termes du II de l'article L. 511-1 du même code : " (...) Toutefois l'autorité administrative peut, par une décision motivée, décider que l'étranger est obligé de quitter sans délai le territoire français : (...) 3° S'il existe un risque que l'étranger se soustraie à cette obligation. Ce risque est regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : (...)
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.