CETATEXT000028721632 J4_L_2014_03_000001203321 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/28/72/16/CETATEXT000028721632.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Nantes, 4ème chambre, 07/03/2014, 12NT03321, Inédit au recueil Lebon 2014-03-07 Cour Administrative d'Appel de Nantes 12NT03321 4ème chambre excès de pouvoir C M. LAINE DUPLANTIER Mme Sylvie AUBERT M. GAUTHIER Vu la requête, enregistrée le 23 décembre 2012, présentée pour Mme B...A...domiciliée..., par Me E...; Mme A...demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement du 12 juin 2012 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Loiret du 12 janvier 2012 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ; 2°) d'annuler cet arrêté ; 3°) d'enjoindre au préfet du Loiret de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation, sous astreinte de cent euros par jour de retard, dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me E...de la somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ; elle soutient que : - contrairement à ce qui est indiqué dans le jugement et soutenu par le préfet, elle ne s'est pas remariée et n'est pas mère d'un enfant né d'une seconde union vivant en Guinée avec son père ; - ses deux filles résidant en France et leurs six enfants constituent ses seules attaches familiales ; sa fille aînée et son conjoint subviennent à ses besoins ainsi que l'établissent plusieurs attestations ; de ce fait, la décision de refus de titre de séjour est contraire à l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la commission du titre de séjour aurait dû être saisie de son cas ; - en l'absence de décision expresse de refus de titre de séjour, la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale ; Vu le jugement attaqué ; Vu les mémoires en défense, enregistrés le 12 février 2013, présentés pour le préfet du Loiret, par MeD..., qui conclut au rejet de la requête et demande que soit mis à la charge de Mme A...le versement de la somme de 800 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; il soutient que : - la requérante a un époux et un enfant dans son pays d'origine ainsi que l'attestent la convocation de ces derniers à l'ambassade de France à Conakri et la fiche de suivi de son dossier ; elle est entrée récemment en France ; - les attestations produites ne justifient pas d'une aide financière apportée à la requérante par sa fille aînée ; - la commission du titre de séjour n'a pas à être saisie lorsque le demandeur ne remplit pas les conditions d'obtention d'un titre de séjour ; - l'arrêté contesté contenant une décision expresse de refus de titre de séjour, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas dépourvue de base légale ; Vu le mémoire, enregistré le 7 mai 2013, présenté pour MmeA..., qui conclut aux mêmes fins, par les mêmes moyens ; elle ajoute que : - l'administration n'apporte pas la preuve de son remariage ; née en 1949, elle n'a pu donner naissance à un enfant après le décès de son premier mari en 2008 ; elle n'a pas remplie la fiche de renseignements produite en défense, postérieure au jugement attaqué ; Vu la décision du président de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Nantes du 23 novembre 2012 admettant Mme A...au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ; Vu le code de justice administrative ; Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu à l'audience publique du 14 février 2014 : - le rapport de Mme Aubert, président-assesseur ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.