CETATEXT000028884988 J0_L_2014_04_000001200573 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/28/88/49/CETATEXT000028884988.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Versailles, 4ème Chambre, 15/04/2014, 12VE00573, Inédit au recueil Lebon 2014-04-15 Cour Administrative d'Appel de Versailles 12VE00573 4ème Chambre excès de pouvoir C M. BROTONS MAOUCHE DE FOLLEVILLE AVOCATS A.A.R.P.I. Mme Eugénie ORIO Mme ROLLET-PERRAUD Vu la requête, enregistrée le 16 février 2012, présentée pour M. B...A..., demeurant..., par le cabinet Maouche de Folleville, avocats ; M. A...demande à la Cour : 1° d'annuler le jugement n° 0802416 en date du 19 décembre 2011 par lequel le Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 7 janvier 2008 lui infligeant un blâme ; 2° d'annuler ladite décision ; 3° d'enjoindre à l'administration d'effacer toute mention relative à cette sanction de son dossier personnel dans le délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir ; 4° de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; Il soutient que : - le jugement attaqué est irrégulier ; - il est entaché d'une omission à statuer faute de réponse aux moyens soulevés tirés de l'absence de formulation par écrit des griefs par le chef de musique et du refus de l'administration de lui remettre un exemplaire de la sanction motivée ; - le tribunal ne s'est pas assuré de l'exactitude matérielle des faits et n'a pas respecté le principe selon lequel il incombe à l'administration de rapporter la preuve de la faute ; de plus, il établit avoir apporté la preuve contraire ; - en considérant que le blâme était proportionné, le tribunal a mal apprécié la sanction ; - la décision en litige est entachée d'un vice de procédure tenant à la méconnaissance de deux obligations propres à la procédure disciplinaire, d'une part, le droit à la communication intégrale du dossier et à l'assistance du défenseur de son choix, d'autre part, à l'obligation de formulation par écrit des griefs par le chef de service ; - la décision en litige est entachée d'un vice de motivation ; - il conteste les faits qui lui sont reprochés ; il n'avait pas à être présent puisqu'il n'était pas en service ; il a répondu aux demandes d'explication ; l'administration ne rapporte pas la preuve des faits qui lui sont reprochés ; la décision est entachée d'erreur de fait et d'erreur de droit ; - la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu de son ancienneté, de la qualité de son travail, de l'absence de sanctions antérieures et des explications fournies ; .................................................................................................................. Vu les autres pièces du dossier ; Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires ; Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ; Vu le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat ; Vu le décret n° 95-654 du 9 mai 1995, fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires des services actifs de la police nationale ; Vu le décret du 27 septembre 1996 modifié portant délégation de pouvoir au chef du service central des compagnies républicaines de sécurité et autorisant ce dernier à déléguer sa signature ; Vu l'arrêté du 30 décembre 1996 portant délégation pour prononcer les sanctions de l'avertissement et du blâme à l'encontre de certains fonctionnaires affectés dans les compagnies républicaines de sécurité ; Vu l'arrêté du 6 juin 2006 portant règlement général d'emploi de la police nationale ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er avril 2014 : - le rapport de Mme Orio, premier conseiller, - les conclusions de Mme Rollet-Perraud, rapporteur public, - et les observations de MeC..., pour M.A... ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.