Vu la requête, enregistrée le 18 juillet 2014 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. B...A...demeurant... ; le requérant demande au juge des référés du Conseil d'Etat : 1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution du décret du Président de la République du 24 juin 2014 portant nomination de magistrats, de la décision du Conseil supérieur de la magistrature du 23 mai 2014 portant sursis à statuer sur sa nomination en qualité de vice-président chargé des fonctions de juge d'instruction au tribunal de grande instance de Paris, de la décision du Conseil supérieur de la magistrature délivrant un avis défavorable à sa nomination en qualité de vice-président chargé des fonctions de juge d'instruction au tribunal de grande instance de Paris, de la décision de la Garde des Sceaux du 20 juin 2014 proposant la désignation de plusieurs magistrats pour occuper deux emplois vacants de vice-président chargé des fonctions de juge d'instruction au tribunal de grande instance de Paris ; 2°) d'enjoindre, sous astreinte, à l'administration à reprendre la procédure de nomination le concernant ; il soutient que : - sa requête est recevable ; - la condition d'urgence est remplie dès lors que, d'une part, les irrégularités de plusieurs nominations de magistrats sont de nature à entraîner la nullité des jugements et procédures auxquels ils ont concouru et que, d'autre part, l'absence de suspension des décisions attaquées et de reprise d'une procédure de nomination conforme aux dispositions de l'article 3-1 de l'ordonnance organique du 22 décembre 1958 porteraient une atteinte grave et immédiate au fonctionnement du service public de la justice ; qu'en outre, l'absence de nomination en qualité de vice-président chargé des fonctions de juge d'instruction au tribunal de grande instance de Paris crée une situation de sous-effectif préjudiciable à la bonne administration de la justice ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu l'ordonnance du 22 décembre 1958 ; Vu les décisions dont la suspension de l'exécution est demandée ; Vu la copie de la requête aux fins d'annulation des décisions contestées ; Vu le code de justice administrative ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.