CETATEXT000029598773 J3_L_2014_09_000001202547 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/29/59/87/CETATEXT000029598773.xml Texte CAA de BORDEAUX, 3ème chambre (formation à 3), 30/09/2014, 12BX02547, Inédit au recueil Lebon 2014-09-30 CAA de BORDEAUX 12BX02547 3ème chambre (formation à 3) plein contentieux C M. DE MALAFOSSE X Mme Frédérique MUNOZ-PAUZIES M. de la TAILLE LOLAINVILLE Vu la requête, enregistrée le 24 septembre 2012 sous forme de télécopie et régularisée par courrier le 28 septembre 2012, présentée pour Mme B...A..., demeurant..., par la société d'avocats Hoarau Girard ; Mme A...demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0900919 du 2 mai 2012 par lequel le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a rejeté sa demande tendant au remboursement d'une somme de 39 486 euros au titre du plafonnement des impôts directs à 50 % des revenus de l'année 2006 ; 2°) de lui accorder le remboursement demandé ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; ------------------------------------------------------------------------------------------------------ Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 septembre 2014 : - le rapport de Mme Frédérique Munoz-Pauziès, premier conseiller ; - et les conclusions de M. Guillaume de La Taille Lolainville, rapporteur public ; 1. Considérant que Mme A...a mentionné dans sa déclaration de revenus pour 2006 un déficit de 117 540 euros au titre des bénéfices non commerciaux, qu'elle a imputé sur son revenu global à concurrence de 21 345 euros, le surplus constituant un déficit de 96 195 euros reportable sur le revenu global des années ultérieures ; qu'à l'issue d'un examen contradictoire d'ensemble de sa situation fiscale personnelle ayant donné lieu à une proposition de rectification du 10 décembre 2008, l'administration a estimé que le déficit de 117 540 euros ne provenait pas de l'exercice d'une activité professionnelle et ne pouvait dès lors pas s'imputer sur le revenu global ; que le 15 décembre 2008, Mme A...a déposé, en vue d'obtenir le plafonnement des impôts directs à 50 % de ses revenus de l'année 2006, une demande dans laquelle elle a mentionné, au titre des revenus soumis à l'impôt sur le revenu selon le barème progressif, un déficit de 96 195 euros ; que, par une décision du 11 mai 2009, le directeur des services fiscaux de la Réunion a substitué au déficit déclaré de 96 195 euros, le revenu de 21 345 euros, ce qui a eu pour effet de ramener à 28 886 euros, au lieu de 68 372 euros demandés, le montant de la restitution due à la requérante ; que celle-ci fait appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a rejeté sa demande tendant à ce que lui soit accordé le surplus de sa demande de restitution, soit 39 486 euros ; 2. Considérant qu'aux termes de l'article 1er du code général des impôts dans sa rédaction applicable à l'espèce : " Les impôts directs payés par un contribuable ne peuvent être supérieurs à 50 % de ses revenus. / Les conditions d'application de ce droit sont définies à l'article 1649-0 A. " ; qu'aux termes de l'article 1649-0-A du même code, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " 1. Le droit à restitution de la fraction des impositions qui excède le seuil mentionné à l'article 1er est acquis par le contribuable au 1er janvier de la deuxième année suivant celle de la réalisation des revenus mentionnés au 4 ( ...) 2. Sous réserve qu'elles aient été payées en France et, d'une part, pour les impositions autres que celles mentionnées aux e et f, qu'elles ne soient pas déductibles d'un revenu catégoriel de l'impôt sur le revenu, d'autre part, pour les impositions mentionnées aux a, b et e, qu'elles aient été régulièrement déclarées, les impositions à prendre en compte pour la détermination du droit à restitution sont :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.