CETATEXT000030231554 J3_L_2015_02_000001300454 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/30/23/15/CETATEXT000030231554.xml Texte Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1ère chambre - formation à 3, 05/02/2015, 13BX00454, Inédit au recueil Lebon 2015-02-05 Cour administrative d'appel de Bordeaux 13BX00454 1ère chambre - formation à 3 excès de pouvoir C Mme GIRAULT DANINO Mme Sabrina LADOIRE Mme MEGE Vu la requête, enregistrée le 8 février 2013, présentée pour M. A...B..., domicilié..., par Me Danino, avocat ; M. B...demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1003374 du 12 décembre 2012 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du maire de Saint-Denis d'Oléron du 15 octobre 2010 prononçant son éviction du port de la commune et à la réparation des préjudices que lui a causés cette décision ; 2°) d'annuler cette décision et de l'autoriser à reprendre la place du port n° 16 du ponton IJ ; 3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis d'Oléron, outre les dépens de l'instance, une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; .......................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des collectivités territoriales ; Vu le code général de la propriété des personnes publiques ; Vu le code des ports maritimes ; Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ; Vu la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 8 janvier 2015 : - le rapport de Mme Sabrina Ladoire, premier conseiller ; - les conclusions de Mme Christine Mège, rapporteur public ; - et les observations de Me Lelong, avocat de la commune de Saint-Denis d'Oléron ; 1. Considérant que M. B...a conclu, avec la commune de Saint-Denis d'Oléron, en 1993, un contrat de garantie annuelle d'usage de poste d'amarrage aux termes duquel il était autorisé à stationner le bateau de plaisance à moteur dont il est propriétaire dans le port de cette commune à la place n° 16 du ponton IJ ; que par une délibération du 13 octobre 2010, le conseil municipal de Saint-Denis d'Oléron a décidé, en application de l'article 49 chapitre 8 du règlement du port, de résilier la convention d'occupation du domaine public dont il bénéficiait au motif qu'il serait responsable de plusieurs différends l'ayant opposé à un professionnel du port au cours de l'année 2010 ; que le maire de la commune a signifié à l'intéressé, par un courrier du 15 octobre 2010, la résiliation de son autorisation d'occupation temporaire du domaine public à compter de cette date et lui a enjoint de libérer la place occupée par son bateau dans un délai de huit jours, en lui indiquant que l'autorité portuaire se chargerait, en cas d'inexécution de cette injonction, de l'enlèvement et de la mise en fourrière de son bateau à ses frais ; que le recours gracieux formé par M. B...le 22 octobre 2010 a été rejeté par le maire de la commune le 30 octobre 2010 ; que M. B...relève appel du jugement n° 1003374 du 12 décembre 2012 en tant que le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du maire de Saint-Denis d'Oléron du 15 octobre 2010 ; Sur la légalité de la décision du 15 octobre 2010 : 2. Considérant en premier lieu, qu'aux termes de l'article 49 de l'arrêté municipal n° 81/05 du 16 novembre 2005 portant règlement de police et d'exploitation du port de plaisance de Saint-Denis d'Oléron en vigueur à la date de la décision : " Indépendamment d'éventuelles poursuites civiles ou pénales, le non-respect des dispositions du présent règlement peut conduire l'autorité portuaire à retirer l'autorisation de stationnement qu'elle a accordée à un navire ou à résilier unilatéralement le contrat passé avec le propriétaire du navire. / Cette résiliation peut intervenir dans les cas suivants : / de façon immédiate, en cas de comportements susceptibles d'être sanctionnés par le code pénal, même si des poursuites ne sont pas exercées. Il en sera ainsi notamment en cas de d'injures, de menaces, de violences ou voies de fait, de pollution ou de rejet intentionnels " ; que l'article L. 302-5 du code des ports maritimes dispose : " L'autorité portuaire exerce la police de l'exploitation du port, qui comprend notamment l'attribution des postes à quai et l'occupation des terre-pleins. Elle exerce également la police de la conservation du domaine public portuaire " ; qu'enfin, aux termes de l'article L.302-4 de ce code, en vigueur à la date de la décision attaquée : " (...) L'autorité investie du pouvoir de police portuaire est :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.