CETATEXT000030322478 J5_L_2015_03_000001302228 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/30/32/24/CETATEXT000030322478.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Nancy, 4ème chambre - formation à 3, 03/03/2015, 13NC02228, Inédit au recueil Lebon 2015-03-03 Cour Administrative d'Appel de Nancy 13NC02228 4ème chambre - formation à 3 plein contentieux C M. COUVERT-CASTÉRA SCHRECKENBERG PARNIERE & ASSOCIES Mme Julie KOHLER M. LAUBRIAT Vu la décision n° 364042 du 4 décembre 2013 par laquelle le Conseil d'État statuant au contentieux a, saisi d'un pourvoi présenté pour M.A..., annulé l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Nancy en date du 27 septembre 2012 et a renvoyé l'affaire devant la même Cour ; Vu la requête, enregistrée le 2 septembre 2011 présentée pour M. B...A..., demeurant ...; M. A...demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0900221 en date du 23 juin 2011 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à la condamnation de l'État à lui verser une somme de 210 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi en raison des fautes commises par l'administration fiscale lors de l'établissement des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à la charge de la société Autoteile et Autovermietung au titre de la période allant du 1er janvier 1997 au 31 décembre 2002 ; 2°) de condamner l'État à lui verser cette somme ; 3°) de mettre à la charge de l'État à une somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; Il soutient que : - l'administration a commis des fautes lors de la procédure d'imposition de la société Autoteile et Autovermietung ; - en estimant que la société Autoteile et Autovermietung disposait d'un établissement stable en France, l'administration a commis une faute dans l'appréciation des faits, alors qu'elle ne disposait d'aucun indice sérieux permettant de considérer que les locaux dont disposaient M. A... et sa compagne en France permettaient l'exercice de l'activité de réparation de moteurs de camions ; - c'est à tort que l'administration s'est fondée sur la notion d'établissement stable retenue par la convention fiscale franco-allemande du 21 juillet 1959, alors que cette convention ne s'applique pas en matière de taxe sur la valeur ajoutée ; - le service a également imposé à tort la société sur une période au cours de laquelle elle n'existait pas encore ; - M. A...n'a pas commis de fautes et n'a notamment pas refusé de remettre toutes les pièces utiles à l'administration ; - faute de dégrèvement avant le 25 février 2007, la société qui entendait acheter la société Autoteile et Autovermietung, a fait jouer la clause résolutoire qui stipulait que les litiges fiscaux devaient être éteints avant cette date et a renoncé à son acquisition ; - l'échec de la vente des parts de la société Autoteile et Autovermietung résulte directement du maintien des suppléments de taxe sur la valeur ajoutée mis à la charge de cette société au titre des années 1999 à 2002, ce qui a causé à M. A...un préjudice direct qui peut-être évalué à 210 000 euros ; - il était dans l'incapacité financière de procéder au règlement de la dette d'impôt ; Vu le jugement attaqué ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 26 mars 2012 présenté par le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État qui conclut au rejet de la requête ; Il soutient que : - faute pour le requérant de justifier de la date de réception de la notification du jugement attaqué, son appel doit être regardé comme tardif ; - M. A...ne peut invoquer des fautes qui auraient été commises à l'encontre de la société Autoteile et Autovermietung, qui a la personnalité juridique, pour faire valoir qu'il a subi un préjudice personnel ; - l'administration n'a pas commis de faute au cours des opérations de vérification de la comptabilité de la société Autoteile et Autovermietung ; - le fait du contribuable, en l'espèce, s'oppose à l'engagement de la responsabilité de l'État du fait de l'action de l'administration fiscale ; - l'administration disposait, en effet, d'un certains nombre d'éléments matériels laissant présumer l'existence d'un établissement stable sans que les constatations faites trois ans plus tard par les services fiscaux allemands soient de nature à avoir une influence sur le litige ; M. A...a par ailleurs fait preuve d'une attitude peu coopérative, refusant de communiquer à l'administration les éléments relatifs à la réalité de la société Autoteile et Autovermietung ; - l'existence d'un lien direct entre l'action de l'administration fiscale et le retrait de l'offre d'achat de la société SKS Motoren n'est pas établi ; - le préjudice allégué n'est pas démontré ; Vu le mémoire en réplique, enregistré le 24 juillet 2012, présenté pour M.A..., qui conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens ; Vu le nouveau mémoire en défense, enregistré le 27 août 2012, présenté par le ministre délégué chargé du budget, qui conclut aux mêmes fins que son précédent mémoire, par les mêmes moyens ; Vu le mémoire, enregistré le 24 janvier 2014, présenté pour M. A... par la SELARL Schreckenberg et Parnière ; M. A...conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens ; Vu le mémoire, enregistré le 28 février 2014, présenté pour le ministre délégué chargé du budget, qui conclut aux mêmes fins que son précédent mémoire, par les mêmes moyens ; Vu le mémoire enregistré le 12 mai 2014, présenté pour M.A..., qui conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des impôts ; Vu le livre des procédures fiscales ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 février 2015 : - le rapport de Mme Kohler, premier conseiller, - les conclusions de M. Laubriat, rapporteur public, - et les observations de Me Pinlon, avocat de M.A... ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.