CETATEXT000030539915 J4_L_2015_04_000001403247 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/30/53/99/CETATEXT000030539915.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Nantes, 3ème Chambre, 30/04/2015, 14NT03247, Inédit au recueil Lebon 2015-04-30 Cour Administrative d'Appel de Nantes 14NT03247 3ème Chambre plein contentieux C Mme PERROT CABINET FABRE SAVARY FABBRO Mme Frédérique SPECHT M. GIRAUD Vu la requête, enregistrée le 11 décembre 2014, présentée pour M. A... B..., demeurant..., par Me Cebron de Lisle, avocat au barreau de Tours ; M. B... demande à la cour : 1°) d'annuler l'ordonnance n° 14-3545 en date du 2 décembre 2014 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à la condamnation du centre hospitalier régional (CHR) d'Orléans à lui verser une somme provisionnelle de 10 000 euros à valoir sur la réparation des préjudices consécutifs à sa prise en charge dans cet établissement dans la nuit du 2 au 3 avril 2014 ; 2°) d'annuler la décision du CHR d'Orléans du 6 juin 2014 rejetant sa demande indemnitaire ; 3°) de condamner le CHR d'Orléans à l'indemniser des préjudices subis et, dans l'attente, à lui verser la provision demandée ; 4°) de mettre à la charge du CHR d'Orléans la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; il soutient que : - en se fondant sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, le juge des référés a substitué aux conclusions au fond qui étaient présentées des conclusions et moyens qui n'ont pas été évoqués ; - le centre hospitalier a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en endommageant ses dents alors qu'il avait été informé de la fragilité de son état dentaire et qu'une anesthésie nécessitant une intubation est un geste courant ; - à titre subsidiaire, la responsabilité sans faute de l'établissement pour aléa thérapeutique est engagée ; Vu le jugement attaqué ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 2 février 2015, présenté pour le centre hospitalier régional d'Orléans par Me Fabre, avocat au barreau de Paris ; il conclut : 1°) à l'annulation de l'ordonnance du 2 décembre 2014 du juge des référés du tribunal administratif d'Orléans et au renvoi du jugement de l'affaire devant le tribunal administratif d'Orléans ; 2°) à titre subsidiaire, au rejet de la demande de M.B... ; 3°) à titre encore plus subsidiaire, au sursis à statuer dans l'attente du dépôt du rapport d'expertise ; 4°) à ce que soit mise à la charge de M. B... la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; il fait valoir que : - il n'est pas contesté que le tribunal administratif d'Orléans a été saisi d'une requête au fond et la demande de M. B...doit être renvoyée devant cette juridiction pour qu'il soit statué au fond dès lors que l'expertise demandée par M. B...est en cours et n'a pas encore été réalisée ; - à titre subsidiaire, la demande de M. B...devra être rejetée comme non fondée ; l'établissement n'a pas commis de faute dès lors que l'urgence de l'anesthésie imposait une intubation sans protège-dents ; - il devra être sursis à l'examen de cette demande dans l'attente du dépôt du rapport d'expertise ; Vu, enregistré le 18 mars 2015, le mémoire présenté pour M.B..., qui conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens ; Vu les pièces du dossier desquelles il résulte que la requête et le mémoire en défense ont été communiqués à la mutuelle générale de l'Education Nationale et à la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret qui n'ont pas produit de mémoire ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de la santé publique ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 avril 2015 : - le rapport de Mme Specht, premier conseiller ; - et les conclusions de M. Giraud, rapporteur public ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.