CETATEXT000030681286 J4_L_2015_06_000001401116 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/30/68/12/CETATEXT000030681286.xml Texte CAA de NANTES, 3ème chambre, 04/06/2015, 14NT01116, Inédit au recueil Lebon 2015-06-04 CAA de NANTES 14NT01116 3ème chambre excès de pouvoir C Mme PERROT LE STRAT Mme Valérie GELARD M. GIRAUD Vu la requête, enregistrée le 28 avril 2014, présentée par le préfet d'Ille-et-Vilaine ; le préfet d'Ille-et-Vilaine demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1401353 du 7 avril 2014 par lequel le magistrat délégué du tribunal administratif de Rennes a annulé ses décisions, contenues dans l'arrêté du 13 décembre 2013, portant obligation à l'encontre de M. B...de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant son pays de renvoi ; 2°) de rejeter, dans cette mesure, la demande présentée par M. B...devant le tribunal administratif de Rennes ; il soutient que les décisions litigieuses ne sont pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que M. B...ne pouvait à la date de leur édiction se prévaloir d'une vie affective et amoureuse ancienne avec la ressortissante française avec laquelle il a conclu un pacs le 11 avril 2013, et où il avait par ailleurs conservé des attaches au Gabon, pays dans lequel se trouvaient notamment ses enfants mineurs ; Vu le jugement attaqué ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2015, présenté pour M. D... B..., par Me Le Strat, avocat au barreau de Rennes, qui conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 3 jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, et demande à la cour de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, qui renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, d'une somme de 1 800 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; il fait valoir que : - le présent litige est devenu sans objet dès lors que le préfet n'a pas fait appel du jugement du tribunal administratif de Rennes annulant le refus de titre de séjour contenu dans l'arrêté du 13 décembre 2013 et que ce jugement a acquis l'autorité de la chose jugée ; - les décisions litigieuses sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation dans la mesure où l'autorité préfectorale a omis de prendre en compte l'intérêt de l'enfant Grâce B...née le 29 mais 2014 de sa relation avec une ressortissante française, rencontrée en janvier 2012, ainsi que sa bonne intégration à la société française ; - l'arrêté contesté est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen complet de sa situation ; - cet arrêté méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 et du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu la décision du président de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Nantes en date du 8 septembre 2014 admettant M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale au titre de cette instance et désignant Me Le Strat pour le représenter ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique ; Vu le code de justice administrative ; Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 mai 2015 : - le rapport de Mme Gélard, premier conseiller, - et les observations de MeA..., substituant Me Le Strat, avocat de M.B... ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.