CETATEXT000030742530 J4_L_2015_06_000001400295 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/30/74/25/CETATEXT000030742530.xml Texte CAA de NANTES, 1ère Chambre , 11/06/2015, 14NT00295, Inédit au recueil Lebon 2015-06-11 CAA de NANTES 14NT00295 1ère Chambre autres C M. BATAILLE SELARL ABRS & ASSOCIES M. Thurian JOUNO Mme WUNDERLICH Vu la requête, enregistrée le 4 février 2014, présentée pour M. et Mme C...E..., demeurant au..., par Me Berthelot, avocat ; ils demandent à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1204057 en date du 31 décembre 2013 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté leur demande tendant à la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2009, des cotisations supplémentaires de contributions sociales mises à leur charge au titre des années 2008 à 2010 et des pénalités correspondantes ; 2°) de prononcer la décharge de ces impositions et pénalités ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; ils soutiennent que : - les dépenses correspondant aux factures émises par les sociétés Alphametal, Energies 79, Cedeo et Polybat constituent des charges déductibles des recettes foncières de la SCI Les Arpentis ; en effet, elles ont trait à l'installation d'un système de chauffage central ainsi qu'à des travaux de plomberie, de menuiserie et de peinture ; ainsi, les dépenses en cause correspondent soit à des travaux d'entretien et de réparation, soit à des travaux d'amélioration dissociables du restant des travaux réalisés dans le château ; à cet égard, ils peuvent utilement invoquer l'instruction 5 D-2-07 du 23 mars 2007 (fiche 8 n° 6) ; - si ces dépenses étaient regardées non déductibles, les charges portées en déduction des recettes foncières de la SCI Les Arpentis resteraient justifiées ; en effet, cette SCI a comptabilisé en tant qu'immobilisation des sommes facturées par les sociétés Berneux, Atulam, Meunier et Otis, lesquelles constituaient, en réalité, des charges ; or ces charges, qui correspondent soit à des travaux d'entretien et de réparation soit à des travaux d'amélioration dissociables du restant des travaux réalisés dans le château sont déductibles ; à cet égard, elle peut invoquer utilement la documentation administrative publiée au BoFip sous la référence BOI-REPI-BASE-20-30-20 (n° 240) ainsi que les réponses ministérielles du 5 mars 1975 et du 24 mai 1975 à M.A..., député ; Vu le jugement attaqué ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 5 août 2014, présenté par le ministre délégué chargé du budget qui conclut au rejet de la requête ; le ministre soutient que : - les dépenses dont il s'agit correspondent soit à des travaux de reconstruction soit à des travaux d'amélioration indissociable de ceux de reconstruction ; elles ne sont dès lors pas déductibles des recettes foncières de la SCI Les Arpentis ; - en toute hypothèse, les dépenses correspondant aux factures des sociétés Berneux, Meunier, Atulam et Otis ont été payées en 2007 et ne sauraient par suite constituer des charges déductibles au titre de l'année 2008 ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 mai 2015 : - le rapport de M. Jouno, premier conseiller, - et les conclusions de Mlle Wunderlich, rapporteur public ; 1. Considérant qu'après avoir acquis, le 22 mai 2007 au prix de 1 100 000 euros, le château des Arpentis situé à Saint-Règle (Indre-et-Loire), la société civile immobilière (SCI) Les Arpentis, dont M. et Mme E...sont les seuls associés et qui n'a pas opté pour le régime fiscal des sociétés de capitaux, y a réalisé, à compter du mois de juin 2007 et jusqu'en 2011, des travaux d'un montant cumulé d'environ 850 000 euros afin d'en permettre une exploitation hôtelière ; qu'en juillet 2008, soit avant même la fin de ces travaux, la SCI Les Arpentis a donné à bail le château à la société à responsabilité limitée Les Arpentis ; que la SCI Les Arpentis a fait l'objet d'un contrôle sur place, en 2011, ayant porté sur la période du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2010 ; qu'à l'issue de ce contrôle, l'administration a, par une proposition de rectification du 5 octobre 2011, réintégré aux résultats réalisés par cette SCI au titre de l'année 2008 une somme de 120 946 euros, correspondant, selon elle, à des dépenses non déductibles de ses revenus ; que, tirant les conséquences de cette rectification, elle a notifié à M. et MmeE..., par une proposition de rectification du même jour, une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2009 ainsi que des suppléments de contributions sociales au titre des années 2008 à 2010, assortis de pénalités ; que M. et Mme E...ont demandé la décharge de ces impositions et pénalités devant le tribunal administratif d'Orléans ; que, par le jugement attaqué, celui-ci a rejeté leur demande ; Sur le bien-fondé des impositions : En ce qui concerne l'application de la loi fiscale : 2. Considérant qu'aux termes du I de l'article 31 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable : " Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : / 1° Pour les propriétés urbaines : /
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.