CETATEXT000030742557 J4_L_2015_06_000001401991 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/30/74/25/CETATEXT000030742557.xml Texte CAA de NANTES, 1ère Chambre , 11/06/2015, 14NT01991, Inédit au recueil Lebon 2015-06-11 CAA de NANTES 14NT01991 1ère Chambre excès de pouvoir C M. BATAILLE REGENT M. Thurian JOUNO Mme WUNDERLICH Vu la requête, enregistrée le 24 juillet 2014, présentée pour M. B...A..., demeurant..., par Me Regent, avocat ; il demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement no 1402233 en date du 25 juin 2014 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 27 janvier 2014 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixation du pays de destination ; 2°) d'annuler cet arrêté ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et, à défaut, enjoindre à cette même autorité de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, Me Regent, d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation de ce conseil à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ; il soutient que : - la décision portant refus de séjour est insuffisamment motivée ; sa situation personnelle n'a pas été examinée ; le préfet a omis de consulter la commission du titre de séjour ; il a commis une erreur manifeste d'appréciation et méconnu le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; il a également violé l'article L. 411-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - l'obligation de quitter le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité affectant la décision de refus de titre de séjour ; cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la décision fixant le pays de destination est, elle, illégale par voie de conséquence de l'illégalité affectant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ; Vu le jugement attaqué ; Vu l'ordonnance du 13 novembre 2014 fixant la clôture de l'instruction au 8 janvier 2015 en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2014, présenté par le préfet de la Loire-Atlantique, qui conclut au rejet de la requête ; il soutient que : - le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait ; - il n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour ; - le moyen tiré de la violation du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté dès lors que, premièrement, M. A... ne séjourne que depuis peu sur le territoire, deuxièmement, son mariage est récent, troisièmement, la vie commune est de plus courte durée encore, et quatrièmement, il dispose d'attaches en Turquie ; - l'article L. 411-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'a pas été méconnu ; - le refus de titre n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; - il n'a pas été porté atteinte à l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors que M. A...peut, une fois en Turquie, former une demande de regroupement familial et que l'autorité administrative doit statuer sur une telle demande dans un délai de six mois ; Vu le mémoire, enregistré le 17 mars 2015, présenté pour M.A..., par MeC... ; Vu la décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Nantes en date du 22 octobre 2014, telle que rectifiée le 19 novembre 2014, admettant M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale et désignant Me C... pour le représenter ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; Vu le code de justice administrative ; Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 mai 2015 le rapport de M. Jouno, premier conseiller ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.