CETATEXT000030853714 J6_L_2015_05_000001501565 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/30/85/37/CETATEXT000030853714.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 22/05/2015, 15MA01565, Inédit au recueil Lebon 2015-05-22 CAA de MARSEILLE 15MA01565 excès de pouvoir C KUHN-MASSOT Vu la procédure suivante : Procédure antérieure : M. B...A...a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2014 du préfet des Bouches-du-Rhône portant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination et, ensemble, l'arrêté du 16 décembre 2014 du préfet des Bouches-du-Rhône par lequel le préfet a pris à son encontre une décision d'assignation à résidence, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation administrative sous astreinte de 150 euros par jour de retard à l'issue d'un délai de quinze jours suivant la notification du jugement, et enfin, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve du renoncement au bénéfice de l'aide juridictionnelle par son avocat. Par un jugement n° 1409078 du 23 décembre 2014, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la cour administrative d'appel : Par une requête, enregistrée le 16 avril 2015 sous le n° 15MA01565, M. A...demande à la cour administrative d'appel de Marseille : 1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Marseille du 23 décembre 2014 ; 2°) d'annuler les deux arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 16 décembre 2014 portant, respectivement, obligation de quitter le territoire français avec fixation du pays de destination et assignation à résidence ; 3°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation administrative sous astreinte de 150 euros par jour de retard dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent arrêt ; 4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve du renoncement par son avocat au bénéfice de l'aide juridictionnelle ; Il soutient que : - les décisions du préfet sont insuffisamment motivées ; - la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; - cette même décision contrevient également à aux articles L. 311-7 et L.313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le préfet a entaché sa décision d'obligation de quitter le territoire d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation familiale ; - rien ne justifie l'absence de délai de départ volontaire - la décision d'assignation à résidence n'est pas justifiée ; Par une décision du président du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal de grande instance de Marseille du 17 mars 2015 M. A...a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ; Vu : - le jugement attaqué ; - les autres pièces du dossier ; - la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative ; Sur les conclusions à fin d'annulation :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.