Vu la procédure suivante : La société Eiffage construction Roussillon a demandé au tribunal administratif de Montpellier de condamner l'Etat à lui payer la somme de 244 171 euros au titre des retenues et celle de 1 865 841 euros au titre du préjudice lié aux conditions d'exécution du chantier de construction d'un bureau à contrôles nationaux juxtaposés à Porta (Pyrénées-Orientales). Par un jugement n° 1005075 du 13 mai 2013, le tribunal administratif de Montpellier a condamné l'Etat à lui verser la somme de 482 078,17 euros et a condamné la société Atelier d'architecture Emmanuel Nebout à garantir l'Etat de la condamnation mise à sa charge, dans la limite de 415 965 euros. La société Atelier d'architecture Emmanuel Nebout a demandé l'annulation de ce jugement en tant qu'il l'a condamnée à garantir l'Etat. Par un arrêt n° 13MA02768 du 18 mai 2015, la cour administrative d'appel de Marseille a, en premier lieu, annulé le jugement en tant qu'il a condamné la société Atelier d'architecture Emmanuel Nebout à garantir l'Etat, en deuxième lieu, rejeté l'appel en garantie de l'Etat dirigé contre cette société, en troisième lieu, ramené la somme de 482 078,17 euros que l'Etat a été condamné à verser à la société Eiffage construction Roussillon par l'article 1er du jugement à 450 080,17 euros, et, en dernier lieu, rejeté le surplus des conclusions du ministre des finances et des comptes publics. Par un pourvoi, enregistré le 7 septembre 2015 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre des finances et des comptes publics demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses conclusions d'appel ; 3°) de mettre à la charge de la société Atelier d'architecture Emmanuel Nebout la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code des marchés publics ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Charline Nicolas, auditeur, - les conclusions de M. Gilles Pellissier, rapporteur public ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.