CETATEXT000031586565 J1_L_2015_12_000001400305 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/31/58/65/CETATEXT000031586565.xml Texte CAA de PARIS, 1ère chambre , 03/12/2015, 14PA00305, Inédit au recueil Lebon 2015-12-03 CAA de PARIS 14PA00305 1ère chambre excès de pouvoir C Mme PELLISSIER MERCIER Mme Nathalie AMAT M. ROMNICIANU Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Réseau ferré de France (RFF) a demandé au tribunal administratif de Paris d'enjoindre à M. A... ainsi qu'à tous les occupants de son chef de libérer la voûte n° 42 du viaduc de la Villette située place de l'Argonne à Paris 19ème. Par un jugement n° 1217046 du 12 décembre 2013, le tribunal administratif de Paris a ordonné à M. A...et à tous occupants de son chef d'évacuer la voûte n° 42 du viaduc de la Villette sous astreinte de 250 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement. Procédure devant la Cour : Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 janvier 2014 et 27 octobre 2015, M. B... A..., représenté par MeC..., demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1217046 du 12 décembre 2013 du tribunal administratif de Paris ; 2°) de rejeter la demande présentée par Réseau Ferré de France devant le tribunal administratif de Paris ; 3°) d'enjoindre à Réseau Ferré de France de produire la convention d'occupation de la voûte n° 12 du viaduc de la Villette sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; 4°) d'enjoindre à Réseau Ferré de France de l'autoriser à nouveau à occuper la voûte n° 12 ; 5°) de mettre à la charge de Réseau Ferré de France le versement de la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - il bénéficie d'un droit à occuper la voûte n° 12 qu'il a dû quitter compte tenu des travaux réalisés par le propriétaire du domaine ; - il n'est pas établi que la convention dont il était titulaire pour la voûte n° 12 est arrivée à terme ; - il a réglé depuis 2006 les loyers qui lui ont été réclamés par RFF, ainsi la convention doit être regardée comme ayant été tacitement reconduite alors qu'au demeurant il n'a pas reçu de congé. Par un mémoire en défense enregistré le 31 août 2015, Réseau Ferré de France, représenté par la Selarl FGD avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que le versement de la somme de 2 000 euros soit mis à la charge de M. A...sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'est pas motivée ; - les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code général de la propriété des personnes publiques ; - la loi n° 97-135 du 13 février 1997 portant création de l'établissement public Réseau Ferré de France; - le décret n° 97-445 du 5 mai 1997 portant constitution du patrimoine initial de l'établissement public Réseau ferré de France ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Amat, - les conclusions de M. Romnicianu, rapporteur public, - et les observations de Me D...pour Réseau Ferré de France.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.