CETATEXT000031603306 J3_L_2015_12_000001401533 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/31/60/33/CETATEXT000031603306.xml Texte CAA de BORDEAUX, 4ème chambre (formation à 3), 03/12/2015, 14BX01533, Inédit au recueil Lebon 2015-12-03 CAA de BORDEAUX 14BX01533 4ème chambre (formation à 3) excès de pouvoir C M. POUZOULET CAMBOT M. Olivier MAUNY Mme MUNOZ-PAUZIES Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : La commune de Saint-Martin-de-Seignanx a demandé au tribunal administratif de Pau d'annuler la décision du 14 mai 2012 du préfet des Landes en tant qu'elle porte refus d'attribution de la première fraction de la dotation de solidarité rurale, ensemble le rejet implicite du recours gracieux formé le 19 juin 2012 contre cette décision, et d'enjoindre l'administration de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement. Par un jugement n° 1201872 du 18 mars 2014, notifié le 11 avril 2014, le tribunal administratif de Pau a annulé la décision attaquée en tant qu'elle porte refus d'attribution de la première fraction de la dotation de solidarité rurale, ainsi que le rejet implicite du recours gracieux formé le 19 juin 2012, et a enjoint au préfet des Landes de réexaminer les droits de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx à la dotation de solidarité urbaine au titre de l'année 2012 dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Procédure devant la cour : Par un recours, enregistré le 20 mai 2014, le ministre de l'intérieur demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Pau du 18 mars 2014 en toutes ses dispositions ; 2°) de rejeter l'ensemble des demandes de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx. --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Vu : - les autres pièces du dossier. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Olivier Mauny, - les conclusions de Mme Frédérique Munoz-Pauziès, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. Le ministre de l'intérieur fait appel du jugement du 18 mars 2014 par lequel le tribunal administratif de Pau a fait droit à la demande de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx tendant à l'annulation de la décision du préfet des Landes du 14 mai 2014 en tant qu'elle porte refus d'attribution de la première fraction de la dotation de solidarité rurale, ainsi que de la décision implicite de rejet du recours gracieux formé le 19 juin 2012 contre cette décision. Sur les conclusions tendant à l'annulation du jugement attaqué : 2. En premier lieu, si, à l'article 2 du jugement, le tribunal enjoint au préfet des Landes de réexaminer les droits de la commune à bénéficier de la " dotation de solidarité urbaine ", alors que la décision partiellement annulée était relative à la dotation de solidarité rurale, il ressort de la décision des premiers juges que celle-ci n'est entachée de ce fait que d'une simple erreur matérielle sans incidence sur la régularité et le bien-fondé du jugement. 3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 2334-20 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable au litige : " La dotation de solidarité rurale est attribuée aux communes de moins de 10 000 habitants et à certains chefs-lieux d'arrondissement de moins de 20 000 habitants pour tenir compte, d'une part, des charges qu'ils supportent pour contribuer au maintien de la vie sociale en milieu rural, d'autre part, de l'insuffisance de leurs ressources fiscales. / Cette dotation comporte trois fractions. (...). ". Aux termes de l'article L. 2334-21 du même code : " La première fraction de la dotation de solidarité rurale est attribuée aux communes dont la population représente au moins 15 % de la population du canton et aux communes chefs-lieux de canton ; / Ne peuvent être éligibles les communes : / 1° Situées dans une agglomération : /
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.