Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure La SCI La Lauzière a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 20 janvier 2000 par laquelle le maire de Marseille a exercé le droit de préemption de la commune sur un ensemble immobilier appartenant à la société SUPA et situé 233, chemin de la Commanderie. Par un jugement n° 00-3630 du 20 novembre 2003, le tribunal administratif de Marseille a, d'une part, annulé cette décision et, d'autre part, enjoint à la ville de Marseille de proposer à la SCI La Lauzière d'acquérir le bien illégalement préempté. La SCI La Lauzière a demandé au tribunal administratif de Marseille d'assurer l'exécution de ce jugement. Par un jugement n° 0703237 du 26 juin 2008, le tribunal administratif de Marseille a enjoint à la ville de Marseille de proposer à la SCI La Lauzière d'acquérir le bien illégalement préempté. Par un arrêt n°s 08MA04040, 08MA04077 du 12 février 2009, la cour administrative d'appel de Marseille a, à la demande de la ville de Marseille, d'une part, et de la société SUPA, d'autre part, réformé le jugement du tribunal administratif de Marseille du 26 juin 2008 et enjoint au maire de Marseille de proposer à la SCI La Lauzière d'acquérir le bien illégalement préempté au prix indiqué dans la déclaration d'intention d'aliéner du 15 novembre 1999 à la condition qu'elle établisse sa qualité d'acquéreur évincé et, à défaut, de proposer l'acquisition de ce bien à la société SUPA. Par une décision n°s 327080, 327256, 327332 du 29 juin 2011, le Conseil d'Etat statuant au contentieux a, à la demande de la SCI La Lauzière, de la société SUPA et de la ville de Marseille, annulé cet arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 12 février 2009 et, réglant l'affaire au fond, rejeté les appels de la ville de Marseille et de la société SUPA. Procédure devant le Conseil d'Etat Par une requête, enregistrée le 16 mars 2015 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la SCI La Lauzière demande au Conseil d'Etat de condamner la ville de Marseille à une astreinte de 10 000 euros par jour jusqu'à ce qu'elle justifie, en exécution du jugement n° 00-3630 du 20 novembre 2003 du tribunal administratif de Marseille, soit s'être rendue propriétaire de l'ensemble immobilier situé 233 chemin de la Commanderie, soit avoir valablement saisi l'autorité judiciaire. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Marie Sirinelli, maître des requêtes, - les conclusions de M. Rémi Decout-Paolini, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à Me Occhipinti, avocat de la SCI La Lauziere, et à la SCP Coutard, Munier-Apaire, avocat de la commune de Marseille ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.