Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2015 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B...A...a demandé au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : 1°) d'ordonner la suspension de l'exécution du décret n° 2015-1493 du 18 novembre 2015 portant application outre-mer de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 en tant qu'il ne déclare pas l'état d'urgence dans les collectivités d'outre-mer du Pacifique et à Saint-Pierre- et-Miquelon ou, pour le moins, en Polynésie française ; 2°) d'enjoindre au Gouvernement de réexaminer l'éventualité de déclarer l'état d'urgence dans ces territoires ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la condition d'urgence est remplie dès lors que les risques d'attentats terroristes dans ces territoires sont réels et caractérisent une situation d'urgence ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité du décret contesté ; - il porte atteinte au principe d'égalité entre personnes résidant outre-mer ; - il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la menace terroriste n'est pas moins grande dans ces territoires que dans les autres collectivités d'outre-mer ou en France métropolitaine. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la loi n° 2015-1501 du 20 novembre 2015 ; - le code de justice administrative ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.