CETATEXT000032224189 J4_L_2016_03_000001402070 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/32/22/41/CETATEXT000032224189.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 11/03/2016, 14NT02070, Inédit au recueil Lebon 2016-03-11 CAA de NANTES 14NT02070 5ème chambre excès de pouvoir C M. LENOIR SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH M. Jérôme FRANCFORT M. DURUP de BALEINE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A...E...C...a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision du 1er décembre 2011, reçue le 6 décembre 2011, par laquelle le consul adjoint de France à Brazzaville (République du Congo) a rejeté sa demande de délivrance d'un visa de long séjour, sollicité au titre du regroupement familial en faveur de son fils, A...D...C.... Par une ordonnance n° 1201784 du 11 juillet 2014, le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Nantes a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur cette demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 1er août 2014, régularisé par un mémoire, enregistré le 4 février 2015, présentés pour M. C...par MeB..., il est demandé à la cour : 1°) d'annuler cette ordonnance du président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Nantes ; 2°) d'annuler le refus opposé par le consul de France à Brazzaville le 1er décembre 2011 et le rejet implicite opposé le 12 février 2012 par la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France ; 3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicté ou à titre subsidiaire de réexaminer sa demande dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, qui renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, d'une somme de 1 500 euros, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, au titre des frais irrépétibles engagés en vue de la procédure d'appel. Il soutient que : - la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'a pas motivé le rejet de son recours ; - la décision de rejet du consulat n'est pas non plus motivée ; - l'absence de visa d'entrée de long séjour entraine des conséquences à long terme pour le jeune A...D...compte tenu des frais de régularisation qui lui seront demandés lorsqu'il sollicitera la délivrance d'un titre de séjour ; - ni le consul ni la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'ont démontré le caractère frauduleux des documents produits à l'appui de la demande de visa. Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2015, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé. M. C...a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 novembre
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.