CETATEXT000032472968 J6_L_2016_04_000001500972 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/32/47/29/CETATEXT000032472968.xml Texte CAA de MARSEILLE, 1ère chambre - formation à 3, 21/04/2016, 15MA00972, Inédit au recueil Lebon 2016-04-21 CAA de MARSEILLE 15MA00972 1ère chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. d'HERVE LEMAISTRE Mme Jeanette FEMENIA M. SALVAGE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme B... a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler l'arrêté du 27 juin 2014 par lequel le préfet de Vaucluse a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d'étudiant et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de sa notification en fixant le pays de destination. Par un jugement n° 1402326 du 23 octobre 2014, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 5 mars 2015, Mme B..., représentée par Me C..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nîmes du 23 octobre 2014 ; 2°) d'annuler l'arrêté précité ; 3°) d'enjoindre au préfet de Vaucluse de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à défaut de procéder, sous le même délai et la même astreinte, au réexamen de sa situation, de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, et, subsidiairement, de lui octroyer un plus large délai de retour ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - l'arrêté a été signé par une personne incompétente ; - l'absence de caractère réel et sérieux des études suivies n'est pas une condition fixée par le protocole annexé à l'accord franco-algérien ; en tout état de cause, le préfet a commis à cet égard une erreur manifeste d'appréciation dans la mesure où les attaques dont elle a été l'objet de la part de son mari ainsi que la nécessité de trouver un hébergement et se procurer des ressources ont nui au bon suivi de ses études ; - elle dispose de ressources suffisantes pour poursuivre ses études ; - l'illégalité du refus de séjour entache d'illégalité la décision portant obligation de quitter le territoire, celle fixant le délai de départ volontaire ainsi que celle fixant le pays de retour ; - l'arrêté attaqué est entaché d'illégalité dès lors que la campagne de dénigrement sur des réseaux sociaux dont elle a été victime, tendant à la présenter comme prostituée, lui font courir un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie ; à tout le moins, un délai de retour plus large doit lui être accordé le temps que le scandale s'estompe. Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2015, le préfet de Vaucluse conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par Mme B... ne sont pas fondés. Mme B...a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 février
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.