CETATEXT000032571381 J6_L_2016_05_000001500641 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/32/57/13/CETATEXT000032571381.xml Texte CAA de MARSEILLE, 9ème chambre - formation à 3, 13/05/2016, 15MA00641, Inédit au recueil Lebon 2016-05-13 CAA de MARSEILLE 15MA00641 9ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C Mme BUCCAFURRI NESA Mme Fleur GIOCANTI M. ROUX Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B...C...a demandé au tribunal administratif de Bastia : - d'annuler la délibération du 21 mai 2013 par laquelle le conseil municipal de la commune d'Ajaccio a approuvé le plan local d'urbanisme en ce qu'il classe la parcelle n° 125 en zone NL et la parcelle n° 127 en espace boisé classé (EBC), ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux dirigé contre la délibération du 21 mai 2013 ; - de mettre à la charge de la commune d'Ajaccio les dépens ainsi qu'une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un jugement n°1300964 du 16 décembre 2014, le tribunal administratif de Bastia a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 13 février 2015 M. C... représenté par Me A..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du 16 décembre 2014 du tribunal administratif de Bastia ; 2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la délibération du 21 mai 2013 par laquelle le conseil municipal de la commune d'Ajaccio a approuvé le plan local d'urbanisme ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux dirigé contre la délibération du 21 mai 2013 ; 3°) de mettre à la charge de la commune d'Ajaccio les dépens ainsi qu'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la délibération en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 300-2 du code de l'urbanisme et les dispositions de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales ; - le classement de la parcelle n° 125 en zone NL est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ; - le classement de la parcelle n° 127 en zone espace boisé classé est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ; - en application de l'article L. 146-6 du code de l'urbanisme, seuls " les parcs et ensembles boisés les plus significatifs de la commune " peuvent bénéficier d'un tel classement. Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2015, la commune d'Ajaccio, représentée par la SCP d'avocats Sartorio- Lonqueue- Sagalovitsch et Associés, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. C... à lui verser une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que : - les moyens de légalité externe soulevés pour la première fois en appel sont irrecevables ; - les autres moyens soulevés par M. C... ne sont pas fondés. Un courrier du 24 novembre 2015 adressé aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les a informées de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et a indiqué la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2. Par une ordonnance du 12 janvier 2016 la clôture de l'instruction a été prononcée à la date de son émission, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative. Les pièces produites le 4 février 2016 par M. C... ont été communiquées aux parties. Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité en appel des conclusions tendant à l'annulation totale de la délibération approuvant le plan local d'urbanisme d'Ajaccio alors que seule l'annulation partielle de cette délibération était demandée en première instance. Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public relevé d'office, tiré du non lieu à statuer sur les dispositions du plan local d'urbanisme d'Ajaccio d'ores et déjà annulées par des jugements du tribunal administratif de Bastia n° 1301001et n° 1301010 devenus définitifs. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Giocanti, - les conclusions de M. Roux, rapporteur public ; - et les observations de Me E... représentant la commune d'Ajaccio. 1. Considérant que M. C... relève appel du jugement du 16 décembre 2014 par lequel le tribunal administratif de Bastia a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la délibération du 21 mai 2013 par laquelle le conseil municipal de la commune d'Ajaccio a approuvé le plan local d'urbanisme en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section CM n° 125 en zone NL et la parcelle n° 127 en espace boisé classé ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux du 22 juillet 2013 ; Sur l'étendue du litige : 2. Considérant que, par un jugement n° 1301001 du 16 décembre 2014, le tribunal administratif de Bastia a annulé les dispositions de la délibération attaquée en tant qu'elles autorisent l'urbanisation des zones AUEI et AEUIb situées dans le secteur de Budiccie, des parcelles BM 49, BM 91, BR 9 et BR 69 situées dans le secteur de Loretto, des parcelles 118, 122, 173 et 175 situées dans le secteur de San Biaggio, des parcelles AV 1, 2, 4 et 5 et AX 1, 4, 49 et 50 situées dans le secteur de Suartello et de la parcelle AD 46 située dans le secteur de Budiccie ; que, par un jugement n° 1301010 du 16 décembre 2014, le tribunal administratif de Bastia a annulé les dispositions de la délibération attaquée en tant qu'elles autorisent l'urbanisation des zones N et Ne de Capo di Feno, des parcelles AP n° 1 à 5, 8, 9, 12, 14, 15, 18 à 21, 31, 32, 38, 39, 60, 217, 218, 261 et 262, 362, 363, 372, 373 et AR n° 1, 18 à 21, 38, 39, 60 et 70 situées à Acqua Longa en zone UDa, des parcelles B01 n° 103, 118, 120, 122, 173 et 175 située dans la partie nord du secteur San Biaggio, des parcelles B01 n° 03, 4, 10, 11, 15, 20, 21, 179 et 181 situées dans la partie centrale du même secteur, des parcelles BM n° 4, 5 et 15 situées dans le secteur de la Croix d'Alexandre, de la zone AUCa située dans le secteur de Loretto, des zones AUCa et UDb du secteur de Sposata, hormis les parcelles n° 54, 46, 129, 131, 6, 68, 69, 70, 81 et 86, de la zone AUD située dans le secteur d'Alzo di Leva, hormis la partie nord-est de cette zone située entre la parcelle n° 100 au sud et la parcelle n° 57 au nord, les parcelles n° BC119 et BC123, situées dans la zone UC du même secteur et des zones AUEI et AUEIb situées dans le secteur de Budiccie, hormis la parcelle située au sud-est de la zone AUEI ; que ces jugements sont devenus définitifs ; que, par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation en tant qu'elles concernent les dispositions précitées ; Sur la recevabilité des conclusions en annulation de M. C... : 3. Considérant que M. C... n'a demandé au tribunal administratif de Bastia l'annulation de la délibération du 21 mai 2013 qu'en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section CM n° 125 en zone NL et la parcelle n° 127 en espace boisé classé ; que les conclusions tendant à l'annulation totale de la délibération du 21 mai 2013 n'ont pas été soumises aux premiers juges et ont le caractère de conclusions nouvelles en cause d'appel ; que, par suite, elles sont irrecevables et doivent, dès lors, être rejetées en tant qu'elles excèdent celles d'annulation partielle ; Sur la légalité de la délibération du conseil municipal d'Ajaccio du 21 mai 2013 : 4. Considérant, en premier lieu, que M. C... soutient, d'une part, que la délibération du 21 mai 2013 est entachée d'illégalité faute pour la commune d'Ajaccio de justifier du respect des dispositions de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales par l'envoi aux conseillers municipaux d'une convocation accompagnée d'une note explicative de synthèse ; que l'appelant fait valoir, d'autre part, que la commune d'Ajaccio n'a pas respecté les modalités de la concertation avec le public qu'elle avait fixées par la délibération du conseil municipal du 21 juillet 2003 ; que de tels moyens présentés après l'expiration du délai de recours contentieux, qui ont trait à la procédure d'élaboration et d'adoption de la délibération attaquée, procèdent d'une cause juridique distincte, en l'occurrence de la légalité externe, de celle à laquelle se rattachaient les moyens développés par le requérant dans le délai de recours ; que, par suite, la commune d'Ajaccio est fondée à soutenir que ces moyens sont irrecevables et doivent être écartés pour ce motif ; 5. Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article R 123-8 du code de l'urbanisme alors en vigueur : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.