Vu la requête, enregistrée le 10 décembre 2014 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par le Centre Dumas-Pouchkine des Diasporas et Cultures Africaines (CDPDCA), élisant domicile..., l'association Alliance Noire Citoyenne, élisant domicile..., l'association L'Amozaik, élisant domicile..., et Mme A...B..., demeurant ... ; les requérants demandent au juge des référés du Conseil d'Etat : 1°) d'annuler l'ordonnance n° 1430123/9 du 9 décembre 2014 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté leur demande tendant, d'une part, à la suspension de la tenue de la représentation " Exhibit B " programmée par l'établissement le Centquatre à Paris du 7 au 14 décembre 2014 et, d'autre part, à ce que soit mise à la charge de la ville de Paris la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 2°) d'enjoindre au préfet de Paris et à l'établissement le Centquatre de mettre en oeuvre toutes les diligences de nature à faire cesser tout trouble à l'ordre public dans le cadre de la manifestation " Exhibit B " ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat et de l'établissement le Centquatre le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; ils soutiennent que : - la condition d'urgence, prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, est remplie dès lors que la représentation litigieuse n'est programmée par le Centquatre que jusqu'au 12 décembre 2014 ; - le maintien de cette programmation constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ; qu'en effet, l'esclavage est un crime contre l'humanité ; que la prestation en cause, qui met en représentation dans des cages des hommes et des femmes noirs, à l'instar des " zoos humains " de l'époque coloniale, constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la dignité de la personne humaine ; que cette atteinte justifie que soit apportée une limite à la liberté d'expression ; Vu l'ordonnance attaquée ; Vu les nouvelles pièces, enregistrées le 11 décembre 2014, présentées par le Centre Dumas-Pouchkine des Diasporas et Cultures Africaines et autres ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.