Vu 1) sous le n° 386357, la requête, enregistrée le 10 décembre 2014 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. A...B..., demeurant... ; le requérant demande au juge des référés du Conseil d'Etat : 1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution du décret du 22 octobre 2014 prononçant à son encontre une peine de suspension temporaire pour une durée de dix ans de l'exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de légionnaire ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; il soutient que : - la condition d'urgence est remplie, dès lors que le décret litigieux porte atteinte de manière grave et immédiate à sa réputation ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité des dispositions litigieuses, dès lors que la procédure conduite devant le Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur est entachée d'irrégularité du fait de l'absence de transmission au requérant des pièces de son dossier ; - l'avis rendu par le Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur est intervenu en méconnaissance des dispositions issues de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le décret litigieux est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur de qualification juridique des faits en ce qui concerne l'application de l'article R. 96 du code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire ; - le décret litigieux a méconnu les dispositions conventionnelles et nationales consacrant le principe " non bis in idem " en prononçant une sanction à son encontre, alors qu'il a déjà fait l'objet d'une condamnation pénale pour les mêmes faits ; Vu le décret dont la suspension de l'exécution est demandée ; Vu la copie de la requête à fin d'annulation de ce décret ; Vu 2) sous le n° 386359, la requête, enregistrée le 10 décembre 2014 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. A...B..., demeurant... ; le requérant demande au juge des référés du Conseil d'Etat : 1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution du décret du 22 octobre 2014 prononçant à son encontre une peine de suspension temporaire pour une durée de dix ans de l'exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de membre de l'ordre national du Mérite ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 4 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; il soutient que : - la condition d'urgence est remplie, dès lors que le décret litigieux porte atteinte de manière grave et immédiate à sa réputation ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité des dispositions litigieuses, dès lors que la procédure conduite devant le Conseil de l'ordre national du Mérite est entachée d'irrégularité du fait de l'absence de transmission au requérant des pièces de son dossier ; - l'avis rendu par le Conseil de l'ordre national du Mérite est intervenu en méconnaissance des dispositions issues de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le décret litigieux est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur de qualification juridique des faits en ce qui concerne l'application de l'article R. 96 du code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire ; - le décret litigieux a méconnu les dispositions conventionnelles et nationales consacrant le principe " non bis in idem " en prononçant une sanction à son encontre, alors qu'il a déjà fait l'objet d'une condamnation pénale pour les mêmes faits ; Vu le décret dont la suspension de l'exécution est demandée ; Vu la copie de la requête à fin d'annulation de ce décret ; Vu les autres pièces des dossiers ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code pénal ; Vu le code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire ; Vu le code de justice administrative ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.