CETATEXT000032658541 J4_L_2016_06_000001500241 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/32/65/85/CETATEXT000032658541.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 03/06/2016, 15NT00241, Inédit au recueil Lebon 2016-06-03 CAA de NANTES 15NT00241 5ème chambre excès de pouvoir C M. LENOIR SELARL LEVACHER & ASSOCIES M. Arnaud MONY M. DURUP de BALEINE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : La SCI du Cobac, représentée par son gérant, M. A...B..., a demandé au tribunal administratif de Rennes l'annulation de l'arrêté du 1er août 2012 du préfet d'Ille et Vilaine portant suspension de l'activité d'exploitant de carrière de M. C...B...et de l'arrêté du 3 mai 2013 de la même autorité portant apposition de scellés sur divers engins présents sur le site de la carrière. Par un jugement n° 1204040-1302425 du 24 novembre 2014, le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2015, la SCI du Cobac, représentée par MeD..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Rennes ; 2°) d'annuler l'arrêté du 1er août 2012 du préfet d'Ille et Vilaine ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La SCI du Cobac soutient : - qu'elle avait qualité pour contester les arrêtés préfectoraux litigieux dès lors que la personne visée, M. C...B..., est le gérant de droit d'une société qui est affectée dans son activité par ces décisions ; - que la SCI du Cobac, en sa qualité de propriétaire des terrains, pouvait légitimement procéder à la vente des " stérils " demeurés sur place, dès lors que ceux-ci ne sont pas le résultat d'une exploitation actuelle de la carrière ; - que la décision de suspendre l'activité pratiquée par M. C...B...est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; - que l'exploitation du site au titre des installations classées pour la protection de l'environnement a cessé en 2006 suite à la faillite de l'exploitant ; - que la SCI du Cobac ne saurait être regardée comme la société qui exploite la carrière ; - que la vente des " stérils " n'avait pas à faire l'objet d'une autorisation administrative. Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2016, le ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer conclut au rejet de la requête. Le ministre fait valoir, à titre principal, que la requête de la SCI du Cobac est irrecevable, et que, à titre subsidiaire, aucun des moyens d'annulation soulevés par la requérante n'est fondé. Par ordonnance du 2 mars 2016, la clôture d'instruction a été fixée à ce même jour. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'environnement ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Mony, - les conclusions de M. Durup de Baleine, rapporteur public.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.