Vu la procédure suivante : Par une décision du 16 mars 2014, le Conseil d'Etat statuant au contentieux a décidé qu'une astreinte était prononcée à l'encontre de l'Etat s'il ne justifiait pas avoir, dans les deux mois suivant la notification de cette décision, exécuté la décision du 16 mars 2011 du Conseil d'Etat statuant au contentieux ayant enjoint, d'une part, aux ministres chargés de la sécurité, de la ville, de la fonction publique et du budget d'examiner si le lieu d'affectation de Mme A...à Dreux, pour la période allant du 1er janvier 1995 au 31 août 1998, se situait dans une circonscription de police, ou une subdivision de circonscription, correspondant à un " quartier urbain où se posent des problèmes sociaux et de sécurité particulièrement difficiles " au sens de l'article 11 de la loi du 26 juillet 1991 et de l'article 1er du décret du 21 mars 1995 pris pour son application, et, d'autre part, au ministre de l'intérieur de réexaminer la situation de Mme A... pour l'attribution de l'avantage spécifique d'ancienneté au titre de la même période. La section du rapport et des études du Conseil d'Etat a exécuté les diligences qui lui incombent en vertu du code de justice administrative. Par un mémoire, enregistré le 23 juin 2014, Mme A...demande au Conseil d'Etat de procéder à la liquidation de l'astreinte ; elle soutient que l'exécution de la décision est incomplète dès lors que la reconstitution de carrière à laquelle le ministre a procédé ne prend pas en compte ses chances d'obtenir un avancement de grade et que la condamnation de l'Etat au paiement d'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a pas été exécutée. Par un mémoire, enregistré le 26 août 2014, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la demande de liquidation de l'astreinte ; il soutient que l'Etat a exécuté la décision du 16 mars 2011 du Conseil d'Etat statuant au contentieux. Par un nouveau mémoire enregistré le 1er décembre 2014, le ministre de l'intérieur reprend les conclusions de son précédent mémoire ; il soutient que la condamnation de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été exécutée et que la demande relative à un avancement de grade soulève un litige distinct. Par un nouveau mémoire enregistré le 8 juin 2015, Mme A...reprend les conclusions de son précédent mémoire ; elle soutient que sa demande relative à un avancement de grade ne soulève pas un litige distinct. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Guillaume Leforestier, maître des requêtes, - les conclusions de Mme Laurence Marion, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Boré, Salve de Bruneton, avocat de MmeA... ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.