Vu la procédure suivante : M. B...A...a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Rennes, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre l'exécution de la décision du 1er juin 2016 par laquelle le département du Finistère a mis fin à sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance en qualité de mineur étranger isolé, d'autre part, d'enjoindre au département du Finistère, dans le délai de 24 heures à compter de l'ordonnance à intervenir, à titre principal, d'assurer sa prise en charge effective, et à titre subsidiaire, de procéder à sa mise à l'abri et d'assurer son hébergement. Par une ordonnance n° 1602407 du 8 juin 2016, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande. Par une requête enregistrée le 8 juillet 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A...demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de faire droit à sa demande de première instance. Il soutient que : - la condition d'urgence est remplie ; - l'ordonnance est entachée d'une erreur de droit en ce que le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a considéré que la décision mettant fin à l'aide sociale à l'enfance ne portait pas atteinte à son droit à l'hébergement et à l'assistance éducative. Vu la décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Conseil d'Etat du 28 juin 2016 ; Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2016, le département du Finistère conclut au rejet de la requête. Il soutient que la condition d'urgence n'est pas remplie et que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de l'action sociale et des familles ; - le code civil ; - le code de justice administrative ; Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, M. A..., d'autre part, le département du Finistère ; Vu le procès-verbal de l'audience publique du 15 juillet 2016 à 14 heures 30 au cours de laquelle ont été entendus : - Me Texidor, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat de M. A... ; - Me Meier-Bourdeau, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat du département du Finistère ; et à l'issue de laquelle le juge des référés a clos l'instruction ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.