CETATEXT000033236733 J3_L_2016_10_000001601078 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/33/23/67/CETATEXT000033236733.xml Texte CAA de BORDEAUX, 6ème chambre - formation à 3, 10/10/2016, 16BX01078, Inédit au recueil Lebon 2016-10-10 CAA de BORDEAUX 16BX01078 6ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. LARROUMEC ROUX M. Antoine BEC Mme MOLINA-ANDREO Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme B... C...a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler l'arrêté en date du 24 décembre 2015 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination, ensemble l'arrêté du 22 janvier 2016 portant son assignation à résidence, et d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour et de travail d'une durée d'un an ou subsidiairement, de prendre une nouvelle décision dans les deux mois de la no tif i cati on du jugement à intervenir ; Par un jugement n° 1600100 du 28 janvier 2016, le tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 31 mars 2016, Mme B...C..., représentée par Me A..., demande à la cour : 1°) de réformer le jugement du 28 janvier 2016 ; 2°) d'annuler les décisions contestées ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement de prendre une décision dans un délai d'un mois ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat deux indemnités de 1 794 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il soutient que : Sur les conclusions aux fins d'annulation des décisions l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et lui refusant le bénéfice d'un délai de départ volontaire : - ces décisions sont illégales en raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour ; - l'auteur de ces décisions ne bénéficiait d'aucune délégation de signature ; - ces décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale: elle est en France depuis près de quatre ans, son conjoint est en situation irrégulière, ses deux soeurs vivent en France, et elle n'a plus de lien dans son pays d'origine - elles portent une atteinte excessive à son droit à mener une vie familiale normale en raison des conséquences que leur exécution emporterait sur sa vie privée et familiale ; - ces décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation en tant qu'elles ne lui accordent aucun délai de départ volontaire ; Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision d'assignation à résidence : - cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour ; - l'auteur de cette décision ne bénéficiait d'aucune délégation de signature ; - cette décision est superflue ; elle ne remplit, au surplus, aucune des conditions légales requises pour faire l'objet d'une assignation à résidence. Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2016, le préfet de la Haute-Vienne, conclut au rejet de la requête. Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé. Mme C...a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er mars
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.