CETATEXT000033314036 J2_L_2016_10_000001400568 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/33/31/40/CETATEXT000033314036.xml Texte COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON, 5ème chambre - formation à 3, 25/10/2016, 14LY00568, Inédit au recueil Lebon 2016-10-25 COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON 14LY00568 5ème chambre - formation à 3 fiscal C M. CLOT PGR SOCIETE D'AVOCATS M. François POURNY Mme BOURION Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. et Mme C...B...ont demandé au tribunal administratif de Lyon de leur accorder la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2007 et des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 1201315 du 4 février 2014, le tribunal administratif de Lyon a rejeté leur demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 20 février 2014 et un mémoire, enregistré le 29 août 2014, M. et MmeB..., représentés par MeA..., demandent à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Lyon du 4 février 2014 ; 2°) de leur accorder la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales contestées et des pénalités correspondantes ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - une démission forcée doit être regardée comme une révocation abusive, or il est incontestable qu'il a subi des pressions émanant d'associés de la SAS STDR-TEDL pour le contraindre à présenter sa démission ; - la somme de 70 000 euros perçue correspond à moins d'un an de rémunération de son mandat social et répare le préjudice moral lié à sa démission forcée, le préjudice lié à la perte de son statut social et le préjudice économique ; - différentes procédures judiciaires sont intervenues entre M. B...et la société ; - le versement d'une indemnité transactionnelle n'est pas constitutif d'un acte anormal de gestion, même si les droits du réclamant ne sont pas établis de manière certaine, la question n'étant pas de savoir si le tribunal de commerce allait requalifier la démission en révocation abusive, mais celle de savoir si la SAS STDR-TEDL avait intérêt à éviter un contentieux ; - si l'existence d'un acte anormal de gestion ne peut être retenue, la taxation de la somme de 70 000 euros sur le fondement du c de l'article 111 du code général des impôts n'a pas lieu d'être. Par un mémoire en défense enregistré le 11 juillet 2014, le ministre des finances et des comptes publics conclut au rejet de la requête. Il soutient que : - les requérants n'apportent aucun élément démontrant que la démission de M. B...n'aurait pas été donnée librement ; - la SAS STDR-TEDL avait la possibilité de révoquer son directeur général sans avoir à fournir de motif et n'était pas tenue de lui verser l'indemnité litigieuse ; - dès lors qu'il n'est pas établi que la SAS STDR-TEDL a agi dans son propre intérêt, le versement litigieux a le caractère d'un revenu distribué au sens du c de l'article 111 du code général des impôts. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative ; Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Pourny, - et les conclusions de Mme Bourion, rapporteur public.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.