CETATEXT000033453846 J4_L_2013_11_000001202020 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/33/45/38/CETATEXT000033453846.xml Texte CAA de NANTES, 4ème chambre, 15/11/2013, 12NT02020, Inédit au recueil Lebon 2013-11-15 CAA de NANTES 12NT02020 4ème chambre excès de pouvoir C M. LAINE SOUSTIEL Mme Sylvie AUBERT M. GAUTHIER Vu la requête, enregistrée le 23 juillet 2012, présentée pour M. B... D..., demeurant..., par Me Soustiel, avocat au barreau de Montargis ; M. D... demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1201126 du 5 juillet 2012 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Loiret du 27 février 2012 portant obligation de quitter le territoire français sans délai ; 2°) d'annuler cet arrêté ; 3°) d'enjoindre au préfet du Loiret de réexaminer sa situation ; il soutient que : - il n'a pas été mis à même de présenter des observations écrites ou orales, en violation de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 ; - compte tenu des difficultés auxquelles il a été confronté en Arménie après avoir été contraint de participer à un trafic de drogue, l'arrêté est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - M. et Mme D...ont trois enfants dont l'un est né en France en 2011 ; Vu le jugement attaqué ; Vu le mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2012, présenté pour le préfet du Loiret, par Me Denizot, avocat au barreau d'Orléans, qui conclut au rejet de la requête et demande que soit mis à la charge de M. D... le versement de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; il soutient que : - les dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 n'étant pas applicables aux décisions portant obligation de quitter le territoire français pour lesquelles le législateur a entendu déterminer un ensemble de règles de procédure particulières fixées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. D... n'a été privé d'aucune garantie procédurale ; - M. D..., qui ne fait valoir aucune considération humanitaire ou circonstance particulière de nature à lui permettre de bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour en France et qui n'a pas présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne se prévaut pas utilement de ces dispositions ; - le requérant est arrivé en France récemment et ne justifie pas y avoir tissé des liens privés ou familiaux stables et anciens ; il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 28 ans ; son épouse est également en situation irrégulière et fait l'objet d'une mesure d'éloignement ; - sa demande d'asile ayant été rejetée à plusieurs reprises en raison du caractère peu convaincant de ses déclarations et l'existence de risques en cas de retour en Arménie n'étant pas démontrée, l'arrêté ne méconnaît pas l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu la décision de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Nantes du 28 novembre 2012 accordant à M. D... le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ; Vu le code de justice administrative ; Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 25 octobre 2013 : - le rapport de Mme Aubert, président-assesseur ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.