CETATEXT000033550836 J4_L_2016_12_000001503896 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/33/55/08/CETATEXT000033550836.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 05/12/2016, 15NT03896, Inédit au recueil Lebon 2016-12-05 CAA de NANTES 15NT03896 5ème chambre excès de pouvoir C M. LENOIR CAVELIER M. Arnaud MONY M. DURUP de BALEINE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A...a demandé au tribunal administratif de Caen d'annuler l'arrêté en date du 23 juin 2015 par lequel le préfet du Calvados a refusé de l'admettre au séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un jugement n°1501838 du 2 décembre 2015, le tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2015, M.A..., représenté par MeC..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Caen du 2 décembre 2015 ; 2°) d'annuler l'arrêté du préfet du Calvados du 23 juin 2015 ; 3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement de procéder à un réexamen de sa demande, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au profit de son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juin 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que Me C...renonce à percevoir le montant correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle. M. A...soutient que : - sa requête n'était pas irrecevable, en l'absence de toute notification régulière de la décision litigieuse ; - il n'a été informé de l'existence de cette décision que le 4 septembre 2015 lors de son passage en préfecture ; - c'est à compter de cette dernière date que le délai contentieux a commencé à courir ; - l'administration doit prouver qu'elle lui a effectivement adressé un courrier en recommandé à son domicile et qu'un avis de passage a bien été déposé à son intention ; - la décision litigieuse est entachée d'une erreur de fait s'agissant de l'absence de production des es bulletins de salaire ; - le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation s'agissant de l'appréciation de sa situation particulière, laquelle justifiait qu'il soit fait usage de motifs exceptionnels d'admission au séjour ; - il n'a plus aucune attache familiale dans son pays d'origine, et vit en France depuis 8 ans, où il a pu obtenir un diplôme alors même qu'il ne parlait pas le français lors de son arrivée ; - il dispose d'une promesse d'embauche et remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 313-7 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la décision fixant le pays de renvoi méconnaît les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile Par un mémoire en défense, enregistré le 28 janvier 2016, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête. Le préfet fait valoir que la requête de M. A...était irrecevable et qu'aucun des moyens d'annulation qu'il soulève n'est fondé. M. A...n'a pas été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision du 26 janvier
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.