CETATEXT000033725786 J5_L_2016_12_000001601236 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/33/72/57/CETATEXT000033725786.xml Texte CAA de NANCY, 4ème chambre - formation à 3, 27/12/2016, 16NC01236, Inédit au recueil Lebon 2016-12-27 CAA de NANCY 16NC01236 4ème chambre - formation à 3 récusation C M. MARINO PAUTRAS EMMANUELLE M. Yves MARINO M. LAUBRIAT Vu la procédure suivante : Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 20 juin 2016, 22 juillet 2016, 14 et 21 septembre 2016, M. C... B...et Mme A...B..., représentés par Me Pautras, demandent à la cour de dessaisir le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et de renvoyer devant une autre juridiction pour cause de suspicion légitime, leurs requêtes pendantes devant ce tribunal et tendant, d'une part, à l'annulation des arrêtés du maire de Rosières-près-Troyes des 20 juillet 2015, 1er décembre 2015 et 30 mai 2016 et, d'autre part, à l'indemnisation des préjudices qu'ils estiment avoir subis. Ils soutiennent que le tribunal a fait preuve d'impartialité dès lors que : - il a tardé à enrôler les affaires alors qu'ils avaient justifié dès le début de la procédure de l'incompétence manifeste de l'auteur des décisions attaquées ; - il a rouvert sans justification particulière l'instruction permettant ainsi au pétitionnaire de poursuivre illégalement les travaux de construction ; - il a refusé de renvoyer l'audience en référé prévue le 7 juin 2016 alors qu'il venait de leur être demandé de produire un mémoire récapitulatif dans les affaires au fond ; que cela est constitutif d'une violation du droit à un procès équitable tel qu'il résulte de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - les affaires inscrites à l'audience de référé du 7 juin 2016 n'ont donné lieu à clôture d'instruction que le 9 juin suivant ; que ce vice de procédure démontre également la partialité des premiers juges ; - le juge des référés n'a pas fait droit à leur demande de communication du plumitif reprenant les observations orales des participants à l'audience du 7 juin 2016 ; - la motivation de l'ordonnance de référé rendue le 10 juin 2016 est insuffisante et exactement similaire à celle de l'ordonnance en référé du 27 janvier précédent ; - les dossiers de fond dirigés contre les arrêtés des 20 juillet 2015 et 1er décembre 2015 ont été affectés de la 3ème à la 1ère chambre du tribunal sans motif et sans qu'ils en soient informés ; que cette opacité de la procédure démontre le manque d'impartialité du tribunal ; - la nouvelle chambre a inscrit les affaires à peine quinze jours après les avoir prises en charge sans avoir donc pu en prendre connaissance ce qui dénote également la partialité des juges de la 1ère chambre ; - les autres dossiers tendant à l'annulation du second permis de construire modificatif délivré par l'arrêté du 30 mai 2016 et à l'indemnisation des préjudices subis sont restés affectés à la 3ème chambre, démontrant une différenciation de traitement des affaires alors qu'il existe un lien de connexité entre elles ; - l'identification des greffiers n'est pas possible ; - le maire de Rosières-près-Troyes est également vice-président du Grand Troyes et les liens tant judiciaire que mondains entre le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et le Grand Troyes, qui sont de notoriété publique, permettent de redouter les pressions exercées par le vice-président du Grand Troyes sur les magistrats. Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2016, le président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a informé la cour qu'il n'avait pas d'observation à formuler. Par ordonnance du 30 août 2016, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 septembre
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.