Vu la procédure suivante : La société XMP Gaming a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice, d'une part, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 10 octobre 2016 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a prononcé la fermeture administrative pour une durée de six mois à compter de sa notification de l'établissement " Meltdown " qu'elle exploite 4, rue centrale à Nice, ou, à défaut, de prononcer cette suspension en tant que la fermeture excède la durée d'un mois, d'autre part, de condamner l'Etat au paiement d'une provision de 30 000 euros. Par une ordonnance n° 1605051 du 12 décembre 2016, le juge des référés a rejeté sa demande. Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société XMP Gaming demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) à titre principal, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 10 octobre 2016 ; 3°) à titre subsidiaire, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 10 octobre 2016 en tant que la fermeture de l'établissement " Meltdown " excède la durée d'un mois ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient : - que la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision litigieuse met en péril, d'une part, sa pérennité économique, au regard des charges fixes qu'elle doit supporter, et, d'autre part, son contrat de franchise dont la résiliation est imminente à défaut de démontrer sous 7 jours que la fermeture n'est pas irrémédiablement acquise ; - que la décision litigieuse porte gravement atteinte à sa liberté d'entreprendre garantie par l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ; - qu'elle est entachée d'incompétence et est insuffisamment motivée ; - qu'elle est irrégulière, dès lors que la procédure contradictoire n'a pas été loyalement observée ; - qu'elle est manifestement illégale, dès lors qu'elle est fondée sur des faits matériellement inexacts et insuffisamment précis ; - qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et qu'elle est disproportionnée. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Constitution, et notamment son préambule ; - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.