CETATEXT000033894255 J2_L_2017_01_000001602532 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/33/89/42/CETATEXT000033894255.xml Texte CAA de LYON, 4ème chambre - formation à 3, 12/01/2017, 16LY02532, Inédit au recueil Lebon 2017-01-12 CAA de LYON 16LY02532 4ème chambre - formation à 3 plein contentieux C M. d'HERVE BORCHTCH Mme Genevieve GONDOUIN M. DURSAPT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : La société Sun Alpes Limited a saisi le tribunal administratif de Grenoble d'une demande tendant principalement à l'annulation de la résiliation, prononcée le 2 mars 2016, du bail emphytéotique qu'elle a conclu avec la commune de Bozel jusqu'à l'échéance du 7 janvier 2033 et, subsidiairement, de condamner la commune à lui verser la somme de 10 millions d'euros en indemnisation du préjudice ayant résulté de cette résiliation. Par l'ordonnance n° 1602534 du 18 mai 2016, le président de la 6e chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 19 juillet 2016, la société Sun Alpes Limited, représentée par Me B..., demande à la cour : 1°) à titre principal, d'annuler cette ordonnance du 18 mai 2016 du président de la 6e chambre du tribunal administratif de Grenoble ; 2°) d'annuler la décision du 2 mars 2016 par laquelle le maire de la commune de Bozel a résilié le bail emphytéotique conclu le 7 janvier 2013 ; 3°) de confirmer que le bail emphytéotique conclu le 7 janvier 2013 restera en vigueur jusqu'au terme normal de son échéance prévue le 7 janvier 2033 ; 4°) à titre subsidiaire, de prononcer l'illégalité de la décision du 2 mars 2016 ; 5°) de condamner la commune de Bozel à lui verser la somme de 10 millions d'euros, outre les intérêts au taux légal à compter de la présente demande ; 6°) en tout état de cause, de mettre à la charge de la commune de Bozel la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La société Sun Alpes Limited soutient que : - c'est à tort que le tribunal administratif a déclaré que la demande avait été portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître, alors que le contrat en question relevait du régime exorbitant des contrats administratifs ; - la décision du 2 mars 2016 a été prise par le maire sans être approuvée par le conseil municipal ; - aucune des conditions permettant de résilier le bail prévue notamment par l'article L. 451-5 du code rural n'était remplie et aucune mise en demeure ne lui a été adressée avant la résiliation ; - la résiliation étant injustifiée, la commune a engagé sa responsabilité. Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2016, la commune de Bozel représentée par Me A... demande à la cour : 1°) de rejeter la requête de la société Sun Alpes Limited ; 2°) de mettre à la charge de cette société la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La commune fait valoir que le bail emphytéotique est un contrat de droit privé et que la décision de résiliation unilatérale n'est pas un acte détachable. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code rural et de la pêche maritime ; - le code de justice administrative ; Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Gondouin, - les conclusions de M. Dursapt, rapporteur public, - et les observations de Me B..., représentant de la société Sun Alpes Limited.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.