CETATEXT000033981330 J5_L_2015_06_000001401702 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/33/98/13/CETATEXT000033981330.xml Texte CAA de NANCY, 2ème chambre - formation à 3, 04/06/2015, 14NC01702, Inédit au recueil Lebon 2015-06-04 CAA de NANCY 14NC01702 2ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. MARTINEZ MALBLANC M. Daniel JOSSERAND-JAILLET M. GOUJON-FISCHER Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. D...C...a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler l'arrêté du 30 juillet 2014 par lequel le préfet du Haut-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit ainsi que l'arrêté du même jour ordonnant son placement en rétention administrative. Par un jugement n° 1401899 du 4 août 2014, le tribunal administratif de Nancy a annulé l'arrêté du 30 juillet 2014 ordonnant le placement en rétention administrative de M. C... et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2014, le préfet du Haut-Rhin demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nancy du 4 août 2014 en tant qu'il annule l'arrêté de placement en rétention du 30 juillet 2014 ; 2°) de prononcer le remboursement des frais versés en première instance au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; Le préfet du Haut-Rhin soutient que le tribunal a retenu à tort le moyen tiré de l'erreur dans l'appréciation des garanties de représentation effectives de M.C.... Vu ; - les autres pièces du dossier, et notamment la lettre produite le 11 mai 2015 par Me Malblanc, avocat de M. C...en première instance, consécutivement à la communication de la requête du préfet ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Le rapport de M. Martinez, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique. 1. Considérant que le préfet du Haut-Rhin relève appel du jugement du 4 août 2014 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nancy a annulé, à la demande de M.C..., l'arrêté du 30 juillet 2014 ordonnant le placement en rétention administrative de ce dernier ; que le préfet doit également être regardé comme demandant l'annulation dudit jugement en tant qu'il a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 2. Considérant qu'aux termes de l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A moins qu'il ne soit assigné à résidence en application de l'article L. 561-2, l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français peut être placé en rétention par l'autorité administrative dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, pour une durée de cinq jours, lorsque cet étranger : / (...) 6° Fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins d'un an auparavant et pour laquelle le délai pour quitter le territoire est expiré ou n'a pas été accordé (...) " ; qu'aux termes de l'article L. 554-1 du même code : " Un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L'administration doit exercer toute diligence à cet effet " ; qu'aux termes de l'article L. 561-2 de ce code : " Dans les cas prévus à l'article L. 551-1, l'autorité administrative peut prendre une décision d'assignation à résidence à l'égard de l'étranger pour lequel l'exécution de l'obligation de quitter le territoire demeure une perspective raisonnable et qui présente des garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque, mentionné au II de l'article L. 511-1, qu'il se soustraie à cette obligation (...) " ; qu'aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " (...) II. Pour satisfaire à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, l'étranger dispose d'un délai de trente jours à compter de sa notification et peut solliciter, à cet effet, un dispositif d'aide au retour dans son pays d'origine. Eu égard à la situation personnelle de l'étranger, l'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. / Toutefois, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, décider que l'étranger est obligé de quitter sans délai le territoire français : (...) 3° S'il existe un risque que l'étranger se soustraie à cette obligation. Ce risque est regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : (...)
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.