CETATEXT000034069153 J3_L_2017_02_000001504056 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/34/06/91/CETATEXT000034069153.xml Texte CAA de BORDEAUX, 4ème chambre - formation à 3, 16/02/2017, 15BX04056, Inédit au recueil Lebon 2017-02-16 CAA de BORDEAUX 15BX04056 4ème chambre - formation à 3 plein contentieux C M. POUZOULET SELARL DEFENDRE Mme Caroline GAILLARD Mme MUNOZ-PAUZIES Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. et Mme B...ont demandé au tribunal administratif de Bordeaux de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2004, 2005 et 2006. Par un jugement n° 1400095 du 15 octobre 2015, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leur demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 17 décembre 2015, M. et MmeB..., représentés par MeD..., demandent à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du 15 octobre 2015 du tribunal administratif de Bordeaux ; 2°) de prononcer la décharge des impositions susmentionnées ; 3°) subsidiairement, de réduire l'assiette de l'imposition en litige à la somme de 180 173 euros. ------------------------------------------------------------------------------------------------------ Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative ; Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Caroline Gaillard ; - et les conclusions de Mme Frédérique Munoz-Pauziès, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. M. et Mme B...étaient propriétaires de 5,775 titres de Sicav sur un compte ouvert à la caisse de crédit mutuel de Langon. Le 5 mars 2004, ils ont demandé le transfert de 5 de ces titres dans les livres de la société Symphonis, organisme bancaire en ligne du même groupe. En novembre 2004, ils ont constaté que figuraient sur ce nouveau compte 5 000 titres identiques à ceux dont ils avaient demandé le transfert. Le conseiller de clientèle de la société Symphonis qu'ils ont interrogé leur a confirmé, par courriel du 24 février 2005, que les titres " (avaient) été multipliés par 1 000 suite à une opération sur la valeur " et qu'après la vente de 1 000 titres, intervenue le 18 novembre 2004, ils détenaient encore 4 000 titres Euro fédéral sécurité. 2. Toutefois, le 25 juin 2009, la société Symphonis devenue la société Fortuneo les a informés par l'intermédiaire de son conseil qu'ils avaient été crédités par erreur de 5 000 titres et les a mis en demeure de restituer 4 995 parts de la Sicav Eurofli monétaire ou leur contre-valeur pour la somme de 1 768 080,15 euros. 3. Par un jugement du 21 mars 2013, le tribunal de grande instance de Bordeaux, saisi par la société Fortuneo, a condamné M. et Mme B...à payer la somme de 1 708 230 euros au Crédit mutuel Arkéa mais a aussi condamné la société bénéficiaire à leur verser la somme de 800 000 euros en réparation du préjudice résultant des impositions mises à leur charge, procédant de la propriété et de la cession des titres. 4. M. et Mme B...ont présenté le 17 juin 2013 une réclamation tendant à la restitution des impositions sur le revenu acquittées sur les sommes qu'ils ont dû restituer à la banque. Celle-ci a été rejetée le 12 novembre 2013 pour tardiveté. 5. Les époux B...ont saisi le tribunal administratif de Bordeaux aux fins d'obtenir la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2004, 2005 et 2006, procédant de l'imposition de plus-values qu'ils avaient déclarées. Ils relèvent appel du jugement du 15 octobre 2015 par lequel le tribunal a rejeté leur demande. 6. M. et Mme B...soutiennent à nouveau devant la cour, comme ils l'avaient fait valoir dans leur réclamation et devant le tribunal, que leur réclamation était recevable en raison de l'intervention du jugement du tribunal de grande instance du 21 mars 2013 qui, selon eux, constituait un événement au sens du
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.