Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 10 février 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Promouvoir demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : 1°) d'ordonner la suspension de l'exécution du paragraphe II de l'article 1er du décret n° 2017-150 du 8 février 2017 relatif au visa d'exploitation cinématographique ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. L'association requérante soutient que : - la condition d'urgence est remplie dès lors que l'application immédiate du décret attaqué autorise, d'une part, la délivrance de visas dans les prochains mois sur son fondement et, d'autre part, l'obtention d'un nouveau classement autorisant le visionnage, par le public des mineurs, de films qui ont précédemment fait l'objet de décisions du Conseil d'Etat qui limitent leur diffusion ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité du décret contesté ; - le décret contesté a été pris en l'absence de consultation préalable du Conseil national de la protection de l'enfance, en violation du décret n° 2016-1284 du 29 septembre 2016 codifié à l'article D. 148-1, alinéa 7, du code de l'action sociale et des familles ; - la modification de l'article R. 211-12 du code du cinéma et de l'image animée par le décret contesté autorise le retour subventionné de la pornographie et de la grande violence, en violation de l'article L. 311-2 du même code ; - la nouvelle formulation du paragraphe II de l'article R. 211-12 du code du cinéma et de l'image animée, notamment l'incise " en particulier par leur accumulation ", entraîne une double illégalité du décret relative, d'une part, à l'absence d'intelligibilité de la loi en ce que plusieurs interprétations contradictoires de la formule apparaissent possibles, et d'autre part, à la violation de l'article 227-24 du code pénal en autorisant la diffusion aux mineurs de films comportant des messages pornographiques ou de grande violence. Vu : - le code du cinéma et de l'image animée ; - le code pénal, notamment son article 227-24 ; - le code de l'action sociale et des familles ; - la loi n° 75-1278 du 30 décembre 1975 ; - le décret n° 90-174 du 23 février 1990 ; - le décret n° 2016-1284 du 29 septembre 2016 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.