CETATEXT000034081577 J4_L_2017_02_000001602705 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/34/08/15/CETATEXT000034081577.xml Texte CAA de NANTES, 3ème chambre, 10/02/2017, 16NT02705, Inédit au recueil Lebon 2017-02-10 CAA de NANTES 16NT02705 3ème chambre excès de pouvoir C Mme PERROT CABINET RACHID HALLAL M. François LEMOINE M. GIRAUD Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A...D...a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler l'arrêté du 29 avril 2016 du préfet d'Ille-et-Vilaine refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai, enfin l'astreignant à se présenter une fois par semaine dans les locaux de la gendarmerie de Vern-sur-Seiche. Par un jugement n° 1602226 du 19 juillet 2016, le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 3 août 2016, MmeD..., représentée par MeB..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Rennes du 19 juillet 2016 ; 2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, cet arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 29 avril 2016 ; 3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation puisque l'enquête de gendarmerie réalisée pour établir la réalité de la vie commune a été conduite uniquement à charge ; elle a été contrainte d'accepter un travail dans la région parisienne pour assurer l'équilibre financier du couple, son mari ne bénéficiant que d'une faible retraite et ayant beaucoup de dettes ; son employeur ne l'aurait pas recrutée si elle avait indiqué son adresse en Bretagne ; - l'arrêté contesté porte une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La requête a été communiquée le 30 août 2016 au préfet d'Ille-et-Vilaine qui n'a pas produit de mémoire. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Lemoine a été entendu au cours de l'audience publique.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.