CETATEXT000034486848 J4_L_2017_04_000001600981 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/34/48/68/CETATEXT000034486848.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 18/04/2017, 16NT00981, Inédit au recueil Lebon 2017-04-18 CAA de NANTES 16NT00981 5ème chambre excès de pouvoir C M. LENOIR ARIFA Mme Barbara MASSIOU M. DURUP de BALEINE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. D...E...a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours dirigé contre la décision de l'ambassadeur de France au Bangladesh du 1er avril 2013 refusant de délivrer des visas de long séjour à Mme F...et à M. C...B..., présentés comme étant son épouse et son fils. Par un jugement n° 1306937 du 15 janvier 2016, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 22 mars 2016, complétée par l'envoi de pièces nouvelles le 29 juin 2016, M.E..., représenté par MeA..., demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Nantes du 15 janvier 2016 ; 2°) d'annuler la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ; 3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la décision attaquée est insuffisamment motivée ; - elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors que les actes d'état civil produits à l'appui des demandes de visas présentent un caractère authentique et qu'aucune fraude à l'ordre public n'est établie, notamment pas par les résultats de l'enquête de voisinage qui a été menée ni par celui du test osseux réalisé sur son fils ; - la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par un mémoire en défense enregistré le 7 avril 2016, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E...ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code civil ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de Mme Massiou a été entendu au cours de l'audience publique.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.