CETATEXT000034737134 J4_L_2017_05_000001700607 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/34/73/71/CETATEXT000034737134.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 15/05/2017, 17NT00607, Inédit au recueil Lebon 2017-05-15 CAA de NANTES 17NT00607 5ème chambre suspension sursis C M. LENOIR M. Hubert LENOIR M. DURUP de BALEINE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A...B..., a demandé au tribunal administratif de Nantes l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) rejetant son recours dirigé contre la décision des autorités consulaires de Yaoundé (Cameroun) lui refusant la délivrance d'un visa de court séjour. Par jugement n° 1410294 du 31 janvier 2017, le tribunal administratif de Nantes a annulé cette décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France et a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer à M. B...un visa de court séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement. Procédure devant la cour : Par un recours enregistré le 16 février 2017, le ministre de l'intérieur a demandé à la cour d'ordonner le sursis à exécution de ce jugement en application des dispositions de l'article R. 811-15 du code de justice administrative. Le ministre soutient que : - sa demande de sursis est recevable ; - c'est à tort que le tribunal a estimé, contrairement à l'administration, qu'il n'existait pas un risque de détournement de l'objet du visa ; - c'est également à tort que le tribunal a estimé que la décision de la CRRV était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; - l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'a pas été méconnu. Vu le jugement attaqué. Vu le recours n° 17NT0606 enregistré au greffe de la cour le 16 février 2017 par lequel le ministre de l'intérieur a demandé l'annulation du jugement n° 1410294 du 31 janvier 2017 du tribunal administratif de Nantes. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Lenoir, président de chambre, a été entendu au cours de l'audience publique.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.