Vu la procédure suivante : M. B...C...et Mme A...C...ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nantes, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, à titre principal, d'enjoindre à la préfète de la Loire-Atlantique d'enregistrer leurs demandes d'asile dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance et, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Vendée de leur fournir un hébergement d'urgence susceptible de les accueillir sans délai. Par une ordonnance n° 1703873 du 5 mai 2017, le juge des référés a rejeté leur demande. Par une requête, enregistrée 10 mai 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. et Mme C...demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de faire droit à leur demande de première instance ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve du renoncement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Ils soutiennent que : - la condition d'urgence est remplie dès lors que, d'une part, le refus du préfet d'enregistrer leur demande d'asile dans le délai légal de trois jours ouvrables prévu à l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les empêche de bénéficier des conditions matérielles d'accueil inhérentes à leur statut de demandeur d'asile, et ce malgré leur situation de particulière vulnérabilité dans la mesure où la mère est malade et les enfants sont mineurs et, d'autre part, il reste encore dix jours avant l'enregistrement de leur demande en préfecture, où le rendez-vous est fixé au 18 mai 2017 ; - l'ordonnance contestée est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle ne se prononce pas sur l'urgence à faire droit, à titre subsidiaire, à un hébergement d'urgence et à faire cesser l'atteinte à la dignité humaine ; - le non-respect du délai légal imparti au préfet pour enregistrer une demande d'asile après la présentation de cette dernière a porté une atteinte illégale et manifestement grave à leur droit d'asile ; - le défaut d'enregistrement de leur demande d'asile porte une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile dès lors que, d'une part, ils sont privés des conditions matérielles d'accueil auxquelles ont droit les demandeurs d'asile, d'autre part, leur demande n'a pas été examinée en fonction de leurs besoins particuliers alors qu'ils présentent plusieurs facteurs de vulnérabilité tels que la présence d'enfants mineurs et la fragilité psychiatrique de MmeC... ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au principe de dignité humaine tel que protégé par la Constitution, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dès lors qu'ils sont privés de leur droit à l'accueil ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence au regard de la vulnérabilité de leur famille ; - le juge des référés a commis une erreur de droit en considérant que la seule saturation locale du réseau d'hébergement suffisait à conclure à une impossibilité de la prise en charge de leur famille alors que le dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile est national. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Constitution, notamment son Préambule ; - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; - la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil ; - le code de l'action sociale et des familles ; - le code de la construction et de l'habitation ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.