CETATEXT000034804603 J5_L_2017_05_000001602013 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/34/80/46/CETATEXT000034804603.xml Texte CAA de NANCY, 1ère chambre - formation à 3, 18/05/2017, 16NC02013, Inédit au recueil Lebon 2017-05-18 CAA de NANCY 16NC02013 1ère chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. MESLAY SGRO M. Michel RICHARD M. FAVRET Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A...a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler les décisions du 28 juillet 2016 par lesquelles le préfet de Meurthe-et-Moselle a décidé de la remettre aux autorités allemandes et l'a assignée à résidence. Par un jugement n° 1602267 du 3 août 2016, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nancy a rejeté la demande de MmeA.... Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 6 septembre 2016 et un mémoire enregistré le 23 janvier 2017, MmeA..., représentée par Me Sgro, demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1602267 du 3 août 2016 du tribunal administratif de Nancy ; 2°) d'annuler les décisions du préfet de Meurthe-et-Moselle du 28 juillet 2016 ; 3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à Me Sgro d'une somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Mme A...soutient que : En ce qui concerne la décision de remise aux autorités allemandes : - elle est entachée d'incompétence ; - elle méconnaît l'article 11 du règlement du 26 juin 2013 dès lors que le critère familial entre en ligne de compte avant celui de la demande de visa pour déterminer l'Etat responsable ; Mme A...avait engagé une relation stable avec un compatriote avant son arrivée en France et en Allemagne au regard de l'article 2 g du règlement ; - elle est entachée d'une erreur de droit ; - elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; En ce qui concerne l'assignation à résidence : - elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de remise. Par un mémoire en défense enregistré le 20 janvier 2017, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par Mme A...ne sont pas fondés. Mme A...a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 octobre 2016. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Richard, premier conseiller ; - et les observations de Me Sgro pour MmeA.... Considérant ce qui suit : 1. MmeA..., de nationalité kosovare, déclare être entrée irrégulièrement en France le 26 janvier 2016 pour y demander l'asile le même jour. Le relevé de ses empreintes dans le fichier Visabio a établi que l'intéressée était entrée sur le territoire des Etats membres munie d'un visa C délivré par les autorités allemandes le 29 septembre 2015 et valable jusqu'au 18 octobre suivant. Une demande de prise en charge a été adressée aux autorités allemandes le 28 janvier 2016, qui ont donné leur accord le 5 février suivant. Par un arrêté du 28 juillet 2016, le préfet de Meurthe-et-Moselle a ordonné le transfert de Mme A...aux autorités allemandes et par un arrêté du même jour, le préfet de Meurthe-et-Moselle a assigné l'intéressée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Mme A...relève appel du jugement du 3 août 2016 par lequel le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande tendant à l'annulation des arrêtés du 28 juillet 2016. Sur la légalité des arrêtés du 28 juillet 2016 : 2. Aux termes de l'article 11 du règlement du 26 juin 2013 : " Lorsque plusieurs membres d'une famille et/ou des frères ou soeurs mineurs non mariés introduisent une demande de protection internationale dans un même État membre simultanément, ou à des dates suffisamment rapprochées pour que les procédures de détermination de l'État membre responsable puissent être conduites conjointement, et que l'application des critères énoncés dans le présent règlement conduirait à les séparer, la détermination de l'État membre responsable se fonde sur les dispositions suivantes :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.