CETATEXT000034828976 J4_L_2017_05_000001601562 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/34/82/89/CETATEXT000034828976.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 29/05/2017, 16NT01562, Inédit au recueil Lebon 2017-05-29 CAA de NANTES 16NT01562 5ème chambre excès de pouvoir C M. LENOIR SCP MERY & ASSOCIES M. Arnaud MONY M. DURUP de BALEINE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme B...a demandé au tribunal administratif d'Orléans de constater le caractère irrégulier de l'emprise que constituerait selon elle la présence d'une armoire électrique EDF, d'une " chambre France Télécom " et d'un bloc boîtes aux lettres sur le terrain qu'elle regarde comme étant sa propriété et d'enjoindre à la commune de Saint jean de Rebervilliers de procéder à leur enlèvement. Par un jugement n°1403928 du 15 mars 2016, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 13 mai 2016, complétées par des mémoires enregistrés les 26 octobre et 19 décembre 2016, Mme C...B..., représenté par la SCP Mery et Associes, demande à la cour, dans le dernier état de ses conclusions : 1°) d'annuler ce jugement du 15 mars 2016 ; 2°) de constater le caractère irrégulier de l'emprise opérée par la commune de Saint Jean de Rebervillers ; 3°) d'enjoindre à la commune de déposer l'armoire électrique et les boîtes aux lettres installées sur sa propriété dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Jean-de-Rebervilliers une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Mme B...soutient que : - il n'appartient pas au juge administratif de statuer sur la propriété immobilière ; - la prescription acquisitive ne saurait être regardée comme établie ; - la commune a elle-même reconnu en 2004 qu'elle n'était pas propriétaire de la bande de terrain dès lors qu'elle a proposé à Mme B...de signer avec elle une convention d'autorisation de réalisation des travaux ; - la possession revendiquée par la commune ne peut s'étendre à la totalité de la bande de terrain mais uniquement à l'emprise des poteaux supportant les boîtes aux lettres. Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2016, la commune de Saint-Jean-de-Rebervilliers, représentée par MeA..., conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme B...en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La commune fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé. Par un courrier du 6 avril 2017, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions de Mme B...étaient mal dirigées, la commune de Saint Jean de Rebervilliers ne pouvant être regardées comme propriétaire des installations constitutives selon Mme B...d'une emprise irrégulière, ces installations ne pouvant au surplus qu'être constitutives de servitudes, et non d'une dépossession. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code civil ; - le code général des collectivités territoriales ; - le code général de la propriété des personnes publiques ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Mony, - les conclusions de M. Durup de Baleine, rapporteur public.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.