CETATEXT000034900055 J4_L_2017_06_000001601005 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/34/90/00/CETATEXT000034900055.xml Texte CAA de NANTES, 4ème chambre, 07/06/2017, 16NT01005, Inédit au recueil Lebon 2017-06-07 CAA de NANTES 16NT01005 4ème chambre plein contentieux C M. LAINE SELARL COUBRIS, COURTOIS &ASSOCIES M. Laurent BOUCHARDON M. BRECHOT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... D...veuve C...a demandé au tribunal administratif de Rennes de condamner l'Etat à lui verser, en réparation des préjudices résultant du décès de son mari dans un accident de service, à titre personnel, la somme de 888 252,86 euros, ès qualité de représentante légale de sa fille mineureH..., la somme de 78 179,98 euros, ès qualité de représentante légale de son fils mineurI..., la somme de 82 860,22 euros, ès qualité de représentante légale de son fils mineurK..., la somme de 85 183,46 euros, ès qualité de représentante légale de son fils mineurF..., la somme de 87 463,74 euros, et ès qualité de représentante légale de sa fille mineureG..., la somme de 94 795,05 euros. Par un jugement n° 1401007 du 14 janvier 2016, le tribunal administratif de Rennes a condamné l'Etat à verser à Mme D... veuve C...la somme de 30 000 euros en réparation de son préjudice propre, la somme de 25 000 euros à chacun des enfants, H..., I..., Louis-Joseph etF..., et a rejeté le surplus de la demande. Procédure devant la cour : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 mars 2016 et 16 février 2017, Mme A...D...veuveC..., représentée par MeE..., demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement du 14 janvier 2016 du tribunal administratif de Rennes en tant qu'il a rejeté sa demande tendant à la réparation du préjudice moral d'affection subi par sa fille mineure G...du fait du décès de son père ; 2°) de condamner l'Etat à lui verser, ès qualités de représentante légale de sa fille mineureG..., la somme de 25 000 euros, en réparation du préjudice d'affection résultant du décès de son père, cette somme portant intérêts à compter du jour de l'introduction de sa demande devant le tribunal administratif de Rennes ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son profit de la somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que, même si elle n'était pas encore née au moment du décès de son père, sa fille G...doit être indemnisée de son préjudice d'affection, qui en l'espèce se définit comme un préjudice d'absence, dès lors qu'elle a été à jamais privée de la présence de celui-ci. Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2017, le ministre de la défense s'en remet à la sagesse de la cour. La requête a été communiquée à la caisse nationale militaire de sécurité sociale, laquelle n'a pas produit de mémoire. Une ordonnance du 3 février 2017 a porté clôture de l'instruction au 24 février 2017 en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative. Une pièce complémentaire, présentée pour la requérante, a été enregistrée le 15 mai 2017, après la clôture de l'instruction, et n'a pas été prise en compte. Vu : - les autres pièces du dossier. - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Bouchardon ; - et les conclusions de M. Bréchot, rapporteur public.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.