CETATEXT000035299882 J6_L_2017_07_000001701667 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/35/29/98/CETATEXT000035299882.xml Texte CAA de MARSEILLE, 7ème chambre - formation à 3, 13/07/2017, 17MA01667, Inédit au recueil Lebon 2017-07-13 CAA de MARSEILLE 17MA01667 7ème chambre - formation à 3 plein contentieux C M. GUIDAL SCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES MONTPELLIER M. Bruno COUTIER M. SALVAGE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : La SCI Saint-Louis la Mer a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler la décision du 15 avril 2015 par laquelle le maire de la commune de Fleury d'Aude a refusé de libérer les parcelles cadastrées HE 01, HE 02, HE 07, HD 02, HD 03, HD 04, HD 10, HD 11 et HD 12 sises lieu-dit " Les Cabanes " sur le territoire de cette commune, d'enjoindre à la commune de libérer ces parcelles et de les remettre en état, enfin de condamner la commune à lui verser la somme de 108 000 euros augmentée des intérêts au taux légal. Par un jugement n° 1503201 du 7 février 2017, le tribunal administratif de Montpellier a annulé cette décision du 15 avril 2015 seulement en tant que la commune a refusé de libérer la parcelle HE 07, a enjoint à la commune, soit de libérer cette parcelle et de la remettre en état, soit d'engager une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique, dans le délai de six mois à compter de la notification du jugement, a condamné la commune à verser à la SCI Saint-Louis la Mer la somme de 46 000 euros en réparation du préjudice résultant de l'occupation irrégulière de la parcelle HE 07, assortie des intérêts au taux légal, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête de la société. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 24 avril 2017, la commune de Fleury d'Aude, représentée par la SCP d'avocats CGCB et Associés, demande à la Cour : 1°) de prononcer le sursis à exécution de ce jugement du 7 février 2017 ; 2°) de mettre à la charge de la SCI Saint-Louis la Mer la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le tribunal administratif était incompétent pour se prononcer sur la question de la propriété des parcelles en litige ; - elle est bien propriétaire desdites parcelles ; - l'exécution du jugement conduirait au transfert à une société privée de Ia propriété d'ouvrages publics portuaires indispensables à la continuité du service public et à la préservation de la sécurité publique ; - l'exécution de ce jugement rendrait très difficile la gestion d'un port dont l'assiette foncière serait amputée d'une fraction substantielle et qui ne disposerait plus d'une continuité territoriale parfaite ; - l'exécution du jugement aurait des conséquences potentiellement irréversibles dans la mesure où Ia parcelle HE 07 pourrait être revendue à des tiers, circonstance qui empêcherait, au cas où la Cour annulerait le jugement contesté et rejetterait la demande de la SCI Saint-Louis la Mer, la restitution de son bien et la poursuite Ia gestion du port. Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2017, la SCI Saint-Louis la Mer, représentée par Me B..., conclut au rejet de la requête et demande, en outre, que la commune de Fleury d'Aude lui verse une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé. Vu le code de justice administrative. Le président de la Cour a désigné M. Georges Guidal, président assesseur, pour présider la formation de jugement en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Coutier, premier conseiller, - les conclusions de M. Salvage, rapporteur public, - et les observations de Me A..., représentant la commune de Fleury d'Aude, et de Me B..., représentant la SCI Saint-Louis la Mer. Une note en délibéré présentée pour la commune de Fleury d'Aude a été enregistrée le 30 juin
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.